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Fête de l’Humanité : unité du NFP
15 septembre 2024, par
Au cours de la Fête de l’Humanité, les dirigeants de la gauche ont assuré que le choix de Michel Barnier au poste de Premier ministre n’est pas la faute du Nouveau Front populaire, ni de la France Insoumise. Ces derniers ont décidé de répliquer contre les éléments de langage macronistes attestant que la gauche aurait refusé toute négociation.
Sous la tente de l’Agora de l’Humanité, le 14 septembre, Lucie Castets, candidate à la fonction de premier ministre, a décrypté les manœuvres du gouvernement. Cette dernière a indiqué qu’"en plaçant la responsabilité de notre non-nomination sur le NFP, on détourne le regard du fait que la main ne nous a jamais été tendue par les responsables du camp présidentielle.
Cette dernière a d’ailleurs assuré que "le seul à avoir refusé de répondre au téléphone informellement est Gabriel Attal". La gauche est unie face aux tentatives de déstabilisation d’Emmanuel Macron et de Michel Barnier.
Le NFP, coalition arrivée en tête en nombre d’élus le 7 juillet, était pleinement légitime à gouverner. "Si Emmanuel Macron avait demandé de ne pas censurer le gouvernement du NFP, il aurait pu gouverner. Il aurait été de la responsabilité du NFP de trouver des consensus" à l’Assemblée, a déclaré Lucie Castets, lors d’un débat au stand du Parti socialiste.
"Nous avons eu affaire à une ’stratégie d’obstruction’ du ’Gaulois réfractaire’ Emmanuel Macron", a indiqué Marine Tondelier, secrétaire des Écologistes à l’Agora. Selon elle, le président voulait tout simplement "ne pas changer de politique".
"Le NFP aurait abrogé la réforme des retraites", a expliqué la responsable verte. "Avant d’être censuré au bout de deux semaines, un exécutif aurait pu augmenter le Smic à 1 600 euros par décret et Emmanuel Macron n’aurait pas pu revenir dessus", a assuré le député communiste Stéphane Peu, lors d’un débat, et cité par l’Humanité.
Tous les partis de gauche insistent sur la nécessité de préserver l’unité, alors que Michel Barnier tente de défendre, comme Emmanuel Macron depuis les élections européennes, l’argument de la division au sein de la gauche.
À l’approche de consultations des forces politiques, Michel Barnier a indiqué être ouvert à la participation de personnalités de gauche au sein de son gouvernement.
De son côté, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a déclaré, lors de son traditionnel repas de presse, que "s’il cherche des ministres pour augmenter le Smic et les salaires, pour abroger la réforme des retraites, pour augmenter le budget des services publics, nous ne sommes pas sectaires". Selon lui, "en perte de vitesse, la Macronie s’enferme dans son sectarisme ; sa seule ouverture est à l’endroit de l’extrême droite".
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