Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
18 septembre 2024, par

Selon plusieurs sources du camp Macron, le nouveau premier ministre étudie des pistes de hausses de fiscalité. Son entourage temporise.
L’hypothèse d’une hausse d’impôts souhaitée par Michel Barnier a été évoqué lors d’une réunion agitée au sein du groupe des députés macronistes, le 17 septembre, selon plusieurs participants, dont le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Gérald Darmanin.
Ce dernier assure que Michel Barnier, pointant la situation des finances publiques, a abordé à plusieurs reprises - selon l’Agence France Presse, la possibilité d’une augmentation des impôts, sans toutefois préciser ses intentions.
Cette perspective nécessite une discussion préalable pour le ministre qui ne souhaite pas que l’on « touche à la politique d’attractivité du pays et à notre politique de baisse d’impôts ». Un autre interlocuteur récent du premier ministre confirme l’avoir entendu évoquer des hausses d’impôts « sur les hauts revenus ».
Concernant les entreprises, Michel Barnier « envisage une surtaxe sur l’impôt sur les sociétés », selon un ancien conseiller gouvernemental, cité par l’AFP, et qui ignore si cette surtaxe serait particulièrement ciblée sur les grandes entreprises.
Le Premier ministre envisagerait aussi d’appliquer ce nouveau dispositif fiscal « rétroactivement », sur tout ou partie de l’année 2024, a affirmé la même source. « Cela n’a aucun sens », a dénoncé une voix chez Renaissance.
Chez les Républicains, Michel Barnier n’aurait pas lancé cette piste lors d’échanges, selon l’entourage des dirigeants des Républicains Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau. « La seule chose dite par le premier ministre est qu’il ne s’interdirait pas d’aller dans le sens d’une plus grande justice fiscale », a minimisé l’entourage de Michel Barnier.
Cependant, lors de sa première interview sur TF1, Michel Barnier avait effectivement estimé que « les Français ont envie et besoin de justice » en matière d’impôts.
Plus généralement, les députés macronistes se sont agacés de l’absence de « ligne politique » fixée par Michel Barnier 15 jours après sa nomination, selon un autre participant, interrogé par l’AFP.
« On veut tous que Michel Barnier réussisse, on est conscient de notre responsabilité. On s’est engagé à ne pas le censurer. Maintenant il faut qu’on ait un cap », explique-t-il. « Sur le fond on ne sait pas ce qu’il veut faire et il ne veut pas en parler avec notre chef de groupe » Gabriel Attal, a pointé un cadre de l’ancienne majorité.
De son côté, le secrétaire général du PCF, Fabien Roussel, a accusé l’exécutif de « faire les poches des Français ».
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