Premier ministre et prochaines présidentielle

Le PS veut un candidat unique à gauche en 2027 et est «   prêt  » à partir seul

2 septembre 2024, par temoignagesceline

Devant un parterre de sympathisants et en l’absence de ses opposants Carole Delga, présidente d’Occitanie, Hélène Geoffroy maire de Vaulx-en-Velin, et Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, Olivier Faure a interpellé ses partenaires du Nouveau Front populaire : "Nous sommes à la fois prêts à partir seuls, comme nous sommes prêts à partir avec eux. Tout dépendra maintenant de la façon dont chacun se comporte".

Le secrétaire général du PS Olivier Faure a plaidé le 30 août pour une candidature unique de la gauche à la présidentielle, mais il a assuré qu’il n’y aurait "pas un billet de blog pour nous dire quel est le chemin". Une petite phrase à destination de Jean-Luc Mélenchon. En effet, Olivier Faure a prévenu que faute d’"union", les socialistes se lanceront seuls dans les élections présidentielles de 2027.

Le premier secrétaire du PS a répété qu’il souhaitait une candidature commune à la présidentielle de 2027, en clôturant les journées d’été du parti à Blois. "Si le chemin existe, alors nous serons au rendez-vous de l’unité pour l’élection présidentielle de 2027. Mais si ce chemin n’existe pas parce que les comportements ne le permettent pas" et que "la bataille des égos est de retour", alors "nous partirons seuls".

"L’unité, ça se cultive", a-t-il poursuivi, assurant qu’"il n’y aura pas un billet de blog pour nous dire quel est le chemin, pas un tweet pour nous dire où est la direction", dans un pique au leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui distille souvent ses commentaires, analyses ou critiques par ces différents canaux.

Si le choix d’un candidat "doit passer par une primaire, ça passera par une primaire", a-t-il ajouté, assurant qu’il n’y aurait "pas de candidature autoproclamée", mais "un processus commun qui conduit à la victoire".

Il a aussi appelé les militants à être "prêts" pour les nouvelles échéances électorales. "Maintenant que nous sommes revenus en Ligue 1. Préparez vous à attaquer la Ligue des champions", a-t-il martelé.

"S’il n’y a pas de socialistes, il n’y a pas de Nouveau Front populaire" et "il n’y a pas l’espoir de gouverner", a-t-il déclaré, affirmant que "l’équilibre de la gauche passe par nous". Ce dernier atteste ainsi que le PS est maître dans la stratégie du NFP, une position que pourrait ne pas apprécier les membres du nouveau front.

Revenant sur les débats internes au sein de son parti autour notamment de la stratégie vis-à-vis d’Emmanuel Macron, qui cherche toujours un Premier ministre, il a prévenu : "nous voulons gouverner", mais "pas dans n’importe quelles conditions", appelant à "redonner une place centrale" au PS.

"Comment pourrions-nous imaginer un seul instant que nous pourrions redevenir cette force-là si nous sommes les briseurs de la gauche" et "du rêve né de l’élection du 7 juillet" ?, a-t-il demandé.


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