Appel de l’Intersyndicale de La Réunion à un sursaut démocratique des Réunionnais

Législatives : large mobilisation des syndicats pour une alternative à Macron et à l’extrême droite

17 juin, par Manuel Marchal

À l’appel de l’Intersyndicale de La Réunion (CGTR, FSU, Solidaires, UNSA et SAIPER), un rassemblement le matin du 15 juin devant la préfecture à Saint-Denis sous le thème « Après le choc des Européennes les exigences sociales doivent être entendues ! ». D’autres organisations de la société civile ont soutenu l’initiative, comme la Ligue des Droits de l’Homme, La libre pensée, Réunion Palestine solidarité, des soutiens à la cause du FLNKS et des partis politiques notamment. Plusieurs centaines de personnes ont répondu à l’appel au sursaut réunionnais face à la menace d’un retour au pouvoir d’une extrême droite minoritaire en voix, et contre la politique de casse sociale d’Emmanuel Macron, responsable de cette situation sans précédent depuis 1940.

Un large public dont de nombreux jeunes a répondu ce samedi matin à l’appel au rassemblement de l’Intersyndicale de La Réunion devant la préfecture. Pour les syndicats, le résultat des Européennes a montré l’ampleur de la catastrophe et la nécessité d’un sursaut démocratique des Réunionnais. « Après le choc des Européennes les exigences sociales doivent être entendues ! », tel était le mot d’ordre de cette manifestation.

Non au retour de l’extrême droite au pouvoir

Les dirigeants des syndicats CGTR, FSU, Solidaires, UNSA et SAIPER étaient présents. Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR, a souligné la gravité de la situation. La casse sociale a débuté sous le mandat du président PS François Hollande, ce furent notamment des lois contre les syndicats et pour réduire les droits des travailleurs. Arrivé au pouvoir en 2017, Emmanuel Macron a accentué cette politique. D’où une crise de confiance qui a mené à la situation actuelle, a-t-il dit en substance.
C’est pourquoi les syndicats soutiennent une alternative à Macron, mais aussi à l’extrême droite. Il apparaît en effet évident que si l’extrême droite retrouve le pouvoir dont elle a été chassée en 1945 par la Résistance et les Alliés, la situation des travailleurs et plus largement des victimes du système ne pourra que s’aggraver.

« Créer de nouveaux droits »

Pierrick Olivier, membre du bureau confédéral de la CGTR, a rappelé les revendications de l’Intersyndicale :
- Augmenter les salaires et les pensions ;
- Revenir sur la réforme des retraites et sur celles de l’assurance chômage ;
- Défendre nos services publics et en garantir l’accès à toutes et tous sans condition de nationalité et sur tout le territoire. Notre école, notre recherche, notre système de santé, de prise en charge de la dépendance, notre système de justice manquent d’emplois et ont besoin d’investissements massifs ;
- Mettre fin à la verticalité du pouvoir en commençant par restaurer la démocratie sociale à tous les niveaux, entreprise, branche, territoire et interprofessionnel ;
- Mettre en place des mesures de justice fiscale et notamment taxer les super profits, dividendes et rachats d’actions et lutter contre la fraude fiscale ;
- Instaurer enfin l’égalité salariale et éradiquer les violences sexistes et sexuelles ;
- Instaurer le droit à la régularisation pour tous les travailleurs et travailleuses étranger·es sur la base d’un certificat de travail ;
- Relocaliser et transformer notre industrie pour répondre aux besoins sociaux en environnementaux en la protégeant du dumping social, fiscal et environnemental ;
- Créer de nouveaux droits pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d’anticiper les transformations environnementales et de sécuriser leur emploi.

Ces revendications sont largement partagées, au-delà des syndicats.
D’autres organisations de la société civile ont soutenu l’initiative, comme la Ligue des Droits de l’Homme, La libre pensée, Réunion Palestine solidarité, des soutiens à la cause du FLNKS et des partis politiques notamment.
La mobilisation a montré qu’un sursaut démocratique est possible à La Réunion. L’alternative à Macron et à l’extrême droite est possible.

M.M.

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