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Destitution de Macron
18 septembre 2024, par
Les élus socialistes ont indiqué que la procédure, lancée par les Insoumis, est « vouée à l’échec », et va donner une sorte de « légitimité » au chef de l’État.
Le bureau de l’Assemblée nationale, dominé par la gauche (12 sur 22), a examiné la procédure de destitution d’Emmanuel Macron, lancée par les Insoumis. Celle-ci a été validé à 12 voix pour et 10 voix contre.
Les députés PS ont indiqué dans un communiqué du groupe, que « les socialistes n’ont pas changé de point de vue sur le fond ». « Nous sommes résolument opposés à cette procédure, héritière de la procédure d’exception pour ’haute trahison’ », ont écrit les élus. Cette annonce est le résultat d’un vote serré : pour 60 votants : 32 se sont montrés favorables, 28 opposés à la demande de destitution.
N’étant pas à l’initiative de la procédure, ils « s’opposeront unanimement » dans un second temps, à son examen en Commission des lois et en séance publique. Ces considèrent que l’opération, « vouée à l’échec », et pourrait donner une sorte de « légitimité » au président de la République.
De plus, les élus ont estimé que cette procédure va « remettre au centre du débat politique » Emmanuel Macron. « Nous ne voulons donner aucune victoire à Emmanuel Macron. Le pouvoir n’est plus à l’Élysée, il est au Parlement », ont affirmé les élus. Qui veulent « mettre toutes leurs forces » pour censurer le gouvernement.
Si le texte, signé par 81 députés après le refus du président de nommer Lucie Castets à Matignon, va passer la première étape, son adoption définitive apparaît pour l’heure improbable en raison des rapports de force.
Pour que la destitution soit effective, il faudrait les deux tiers des voix parlementaires des deux chambres, réunis en Haute Cour. Quelque soit le résultat, les Insoumis sont satisfaits. Sur X, Jean-Luc Mélenchon a salué « une grande nouvelle ». « Le refus de la décision du suffrage universel ne sera pas resté sans conséquence pour Macron », a assuré l’ancien candidat à la présidentielle, en faisant référence aux 193 députés de gauche - le plus gros contingent de l’Assemblée.
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