Après la visite de la mission sur l’avenir institutionnel

Maurice Gironcel : « un projet réunionnais, fait par les Réunionnais et pour les Réunionnais »

11 mai

Suite à la visite d’une mission sur l’avenir institutionnel de La Réunion, Maurice Gironcel a publié une tribune libre. Le président de la CINOR rappelle que la priorité est d’élaborer le plus largement possible un projet partagé, afin qu’il se concrétise en loi programme pour La Réunion. La conférence territoriale élargie aux forces vives est l’instance qui peut élaborer ce projet.

Le sujet de l’avenir institutionnel de la Réunion n’est pas nouveau. Cette question a toujours fait l’objet de débats mouvementés et a souvent été utilisé, malheureusement, pour des raisons électoralistes. Mais, face aux difficultés de la vie quotidienne, les préoccupations sont, aujourd’hui, bien ailleurs.

Nos concitoyens aspirent, avant tout, à une vie bien meilleure, pour eux-mêmes, leurs enfants et petits-enfants. C’est légitime, d’autant que la crise, qui est globale, n’épargne plus personne. Nous nous devons d’anticiper, pour éviter le pire et offrir les garanties d’un épanouissement, pour tous et avec tous.

Ce que nous prônons, c’est un projet réunionnais, fait par les Réunionnais et pour les Réunionnais.

Si, depuis la loi du 19 mars 1946, des avancées majeures ont pu être enregistrées, maintenant il nous faut réfléchir et agir davantage, pour répondre aux urgences contemporaines. Elles ne sont, hélas, que trop connues : coût de la vie, faible revenu, manque de logements, congestion du réseau routier…

À la veille de La Réunion du million d’habitants, la priorité est de donner un nouveau souffle au territoire. Cela passe, donc, par un projet réunionnais.
Sa mise en œuvre pourrait être organisée, par une « Loi Programme spécifique » et une mise en application, à court, moyen et long terme ; c’est-à-dire à 5, 10 et 20 ans.

Ce projet est à coconstruire avec toutes les bonnes volontés et nous avons l’outil adéquate, pour envisager les bonnes solutions. Il s’agit de la Conférence Territoriale de l’Action Publique (CTAP) que je propose d’ouvrir à toutes les forces vives de La Réunion.

C’est alors, dans la sérénité, que nous pourrons évoquer tous les enjeux, pour la société réunionnaise : l’autonomie alimentaire, l’autonomie énergétique, l’autonomie fiscale, notre coopération avec les pays voisins et, bien évidemment, le défi écologique et climatique.

Fruit d’un travail collectif, ce projet réunionnais serait à contractualiser avec l’État, avec des moyens financiers et l’exercice de nouvelles compétences au service d’un projet global, durable et solidaire. Nous prendrions alors, le chemin du « sur-mesure ». C’est, à mon sens, le point de départ, d’un avenir plus durable et un devenir, plus souhaitable, pour notre population.

Cette tribune est, pour ma part, un appel à définir, dans la concertation, une nouvelle trajectoire pour La Réunion, au sein de la République et de l’Europe.

Après 1848, qui a ouvert l’ère de la liberté ;
Après la loi du 19 mars 1946 qui a ouvert l’ère de l’égalité ;
En ce 10 mai, date anniversaire de la loi qui reconnaît la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité que sonne, maintenant, pour les générations présentes et futures, l’ère de la responsabilité.

Maurice Gironcel
Maire de Sainte-Suzanne
Président de la CINOR
Président du Sidélec

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