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La candidate de la Mouvance présidentielle soutenue par les groupes LR et LIOT gagne avec 13 voix d’avance sur le communiste André Chassaigne
19 juillet 2024, par

Arrivé largement en tête au premier tour du scrutin de l’élection du président de l’Assemblée nationale, le communiste André Chassaigne, candidat du Nouveau Front populaire, a été devancé de 13 voix du troisième tour par Yaël Braun-Pivet, présidente sortante. La candidate de la Mouvance présidentielle a bénéficié du soutien des députés LR du groupe Droite républicaine, ainsi que de ceux de LIOT.
L’addition des voix des députés des partis qui ont perdu les législatives a été suffisante pour faire élire leur candidate à la présidence de l’Assemblée nationale, face au candidat des partis qui sont arrivés premiers au vote populaire. Le vote d’hier a rappelé que sur l’essentiel, Mouvance présidentielle et LR sont d’accord. Le Nouveau Front populaire vainqueur des élections législatives court le risque d’être dans l’opposition et donc d’être dans l’impossibilité d’appliquer son programme.
Au soir du second tour des élections législatives le 7 juillet dernier, le Nouveau Front populaire était arrivé en tête avec plus de 190 députés, devant la Mouvance présidentielle menée par Ensemble pour la République, puis le parti d’extrême droite RN et LR. Ce résultat donnait bon espoir pour qu’un député du Nouveau Front populaire puisse devenir président de l’Assemblée nationale.
Ce 18 juillet eut lieu l’élection du président de l’Assemblée nationale. Le Nouveau Front populaire avait un candidat unique dès le premier tour : le communiste André Chassaigne, président du groupe GDR.
Au premier tour, André Chassaigne est arrivé en tête avec 200 voix. Il devançait le candidat du RN. Yaël Braun-Pivet, présidente sortante, arrivait en troisième position avec 120 voix. Elle était la candidate d’Ensemble pour la République, parti de la Mouvance présidentielle. Autre parti de cette Mouvance, Horizons avait une candidate qui se retira après le premier tour.
Les députés LR décidèrent également de retirer leur candidat, Philippe Juvin, arrivé en 4e position au premier tour, au profit de Yaël Braun-Pivet.
Au second tour, l’addition des voix des députés de la Mouvance présidentielle et de LR faisait passer Yaël Braun-Pivet en tête avec 8 voix d’avance sur André Chassaigne. Charles de Courson, candidat des députés du groupe LIOT, décide alors de se retirer. Il venait d’obtenir 12 voix.
Au troisième tour est le dernier : le candidat arrivé en tête est élu à la majorité relative.
Yaël Braun-Pivet obtint 220 voix, soit 13 de plus qu’André Chassaigne. Elle fut donc réélue à la présidence de l’Assemblée nationale.
La candidate du parti arrivé en 2e position aux législatives et 3e au premier tour de l’élection pour la présidence de l’Assemblée nationale a donc été donc élue grâce au soutien du parti arrivé 4e. L’addition des voix des députés de ces partis - qui ont perdu les législatives - a été suffisante pour faire élire leur candidate à la présidence de l’Assemblée nationale, face au candidat des partis qui sont arrivés premiers au vote populaire.
L’élection de la présidence des députés est le premier vote suivant les élections législatives. Il a donc permis de constater le rapport de forces dans l’Assemblée nationale. Si le Nouveau Front populaire constitue le premier groupe de députés, la coalition de la Mouvance présidentielle et de LR est numériquement la première force, tandis que les lepénistes restent troisièmes.
Ce résultat apporte une indication sur le choix d’un nouveau Premier ministre par le président de la République. Une coalition Mouvance présidentielle-LR a une majorité relative plus importante que le groupe du Nouveau Front populaire. L’élection de la présidence de l’Assemblée nationale montre que cette coalition est capable de s’entendre sur un nom. C’est ce type de coalition qui est privilégié par des députés de la Mouvance présidentielle pour diriger le gouvernement. Le vote d’hier a rappelé que sur l’essentiel, Mouvance présidentielle et LR sont d’accord.
Ainsi, le Nouveau Front populaire vainqueur des élections législatives court le risque d’être dans l’opposition et donc d’être dans l’impossibilité d’appliquer son programme.
M.M.
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