Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
13 octobre 2008

A l’occasion de la publication de sa traditionnelle note annuelle de conjoncture sociale, l’association Entreprise & Personnel (E&P), qui réunit plus de 150 DRH et experts sociaux, tire la sonnette d’alarme.
Intitulé “La Déchirure”, le baromètre, élaboré par E&P en collaboration avec Jean-Marie Pernot, chercheur à l’IRES, estime que « dans les prochains mois, toutes les composantes d’une crise sociale risquent d’être présentes », et invite l’exécutif et les entreprises à une extrême prudence.
Pour arriver à cette conclusion, il pointe l’addition d’éléments dont le mélange peut s’avérer explosif : la « faible adhésion » de l’opinion au pouvoir en place et « l’absence d’alternative politique crédible », la multiplication des situations personnelles difficiles, la montée de la conflictualité dans des entreprises contraintes à la rigueur et, enfin, la « contestation rampante » dans le secteur public.
« Canaliser la colère des salariés »
Cette situation est d’autant plus problématique que la crise financière va à la fois « dramatiser le climat social » et « restreindre fortement les marges d’action du gouvernement ». E&P appelle dès lors l’exécutif à « savamment doser » ses efforts pour trouver le juste milieu entre poursuite des réformes et protection des salariés. « Un durcissement des politiques d’indemnisation du chômage, de l’assurance-maladie ou des retraites complémentaires pourrait servir de détonateur », préviennent les experts. Selon eux, « l’exécutif doit renouer coûte que coûte la relation de confiance qui commençait à s’établir avec les syndicats », dont la coopération sera « décisive en cas de crise ouverte », aussi bien pour élaborer des réponses communes que pour canaliser la colère des salariés.
« Désengagement silencieux »
L’appel général à la « prudence » est aussi destiné aux entreprises. Prudence, tout d’abord, avant d’éventuelles renégociations des 35 heures, qui nécessiteront de « réfléchir attentivement aux contreparties [...] en termes de qualité des conditions de travail ». Prudence, ensuite, face à la montée de la grogne : les employeurs doivent « prendre au sérieux la remontée de la conflictualité » tant l’exaspération est perceptible chez « toutes les catégories de salariés ».
Certes, ces mouvements d’humeur n’entraîneront pas forcément une multiplication des grèves, mais « ils pourront prendre la forme plus pernicieuse d’un désengagement silencieux, voire d’autres formes de grève froide ».
(Source : Les Echos)
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture