Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Affaire à suivre en lien avec le débat sur la route en mer
5 novembre 2014, par

La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a reçu hier les acteurs concernés par le barrage de Sivens, dans le Tarn, afin de « trouver des solutions ». Alors que le projet est financé par le Conseil général, l’Etat s’implique dans la décision sur le devenir de cette infrastructure.
Hier, avant de rencontrer les acteurs concernés par le barrage de Sivens dans le Tarn, Ségolène Royal était invitée sur un plateau de télévision. Pour la ministre de l’Ecologie, « on n’est pas dans le tout ou rien. J’entends dire ’on va reculer, on va avancer, on va s’obstiner ». Non, ce n’est pas comme ça que les choses se passent », a-t-elle assuré sur France 2. Ajoutant qu’il faut « que chacun accepte de renoncer à une partie de sa vérité pour construire une vérité collective au service du pays ».
Assurant ne pas vouloir « se substituer » au conseil général du Tarn, maître d’ouvrage, elle a rappelé que l’objectif de cette réunion était de « trouver des solutions ». Pour cette dernière, « le moment est venu de donner une suite au rapport que j’ai commandité ». Concernant l’arrêt du projet, la ministre a expliqué que « les différents scénarios » seront examinés avec les rédacteurs des deux rapports commandés.
Pourtant Ségolène Royal semble avoir son avis sur ce projet visant à créer une retenue d’eau pour l’irrigation de terres agricoles. Le rapport indique que « les solutions alternatives n’ont pas été sérieusement étudiées, que les compensations environnementales ne sont pas suffisantes et qu’il y a une incertitude au niveau du financement, car les fonds européens ne peuvent pas intervenir pour financer une extension de l’irrigation », a-t-elle rappelé.
Cette expertise se rapproche de celle portée à la connaissance du public réunionnais sur la Nouvelle Route du Littoral, dont les enjeux économiques, environnementaux et financiers pour la Région restent encore très flous, malgré la volonté du président de la Région, Didier Robert, de rassurer et d’assurer de la bonne tenue des finances et de la préservation de l’environnement.
A un an de la conférence internationale sur le Climat à Paris, le gouvernement fait face à de nombreux projets polémiques, comme l’aéroport de Notre Dame des Landes, le barrage de Sivens et la NRL, dont les financements sont hasardeux et les impacts environnementaux assurés.
Malgré tout, à La Réunion, le projet est maintenu et soutenu par le gouvernement, qui a réitéré son soutien financier et politique à cette route, bien qu’en France, les deux projets ont été remis en question et freinés avant le lancement réel des travaux. Un sursis pour les réunionnais, qui souhaiterait manifester contre cette NRL, dont les effets vont peser sur l’île durant plusieurs décennies.
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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