Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande...
10 juin 2016, par

Sarkozy a passé une journée à La Reunion. Il a été présenté comme chef d’un parti politique français, à la recherche d’une nouvelle légitimité présidentielle. Un peu avant lui, Alain Juppé, adhérent de ce même parti, était venu présenter sa candidature. Ils ont eu toutes les attentions des médias. D’autres visites sont à prévoir.
Que peut-on apprendre de ces visiteurs qui postulent au titre de Président de la République Française pour un mandat qui les amèneront jusque 2022 ? Les décisions qui seront prises durant ces 5 ans auront des répercussions sur des générations. Puisqu’ils viennent solliciter les suffrages des Réunionnais, ne nous gênons pas pour les interroger et obtenir des réponses claires sur leurs intentions. Après tout, nous sommes en Démocratie.
Par exemple, Sarkozy a déclenché la guerre en Libye [1]. A ce propos, Alain Juppé a déclaré, il y a 4 mois, « oui, c’est un fiasco et un chaos » [2]. Pourtant, il était ministre des affaires étrangères de Sarkozy à cette époque. Est-ce un crime de lèse-majesté que les Réunionnais leur demandent d’être plus clairs et ne pas mentir au peuple ? Allez-vous voter pour des personnes qui tombent sous le coup du Tribunal Pénal International pour crime de guerre ? Cela fait penser à Colin Powell, Secrétaire d’Etat à la Défense sous George Bush, qui reconnait dans un livre [3] qu’il avait menti à l’ONU : Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massive. Alors que les décisions de ces dirigeants politiques ont conduit au désastre et à désolation, en Irak et en Libye, ils lavent leur conscience en public. En toute impunité. Quant à Hollande, il voulait la Syrie et la tête de Assad. Sans la volte-face d’Obama, au dernier moment, la France aurait été la première à bombarder [4].
Dans le même temps, ces dirigeants de grandes puissances militaires sont incapables de retrouver deux centaines de lycéennes que Boko-Haram a kidnappées, en Afrique. Le monde entier avait relayé la communication de Mme Obama « BringBackOurGirls » [5]. Trois mois après, son mari a organisé un sommet pour 40 chefs d’Etat d’Afrique ; il n’y a pas eu un seul mot de compassion pour ces filles [6]. Vous avez compris la logique ?
Enfin, il est dit que la puissance de feu de ce groupe dangereux utilise majoritairement des armes de technologie française. Que pensent les chercheurs de voix ? Dernière interrogation : la prospérité de l’industrie militaire [7] peut-elle se passer de conflits armés et des tueries ? Si le Président de la République, chef des armées, est solidaire des industriels de l’armement, alors ne devrions-nous pas être solidaires des victimes des armes ? Avec des bulletins, c’est possible.
Ary Yée Chong Tchi Kan,
Fraternité Réunionnaise
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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