Face à la menace d’une crise globale à La Réunion, le silence inquiétant des élus réunionnais
28 juillet, parImpact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Aux Antilles, l’État paie 100% de la baisse, à La Réunion, l’État paie 0% et les collectivités passent à la caisse
1er mars 2012, par

Dans un communiqué diffusé en septembre 2010, Victorin Lurel, député de Guadeloupe, révélait l’ampleur des fonds engagés par l’État pour faire baisser le prix des carburants en réponse aux mouvements revendicatifs : 175 millions d’euros.
Les Mahorais ne sont pas les seuls à avoir fait assumer à l’État ses responsabilités. La sortie de crise aux Antilles en 2009 prévoyait que l’État prenne en charge la baisse des prix des carburants.
En septembre 2010, le gouvernement s’apprêtait à verser aux compagnies pétrolières opérant aux Antillles une somme de 81 millions d’euros. Ceci avait complété deux autres versements engagés à partir d’avril 2009 : 44 millions d’euros puis 50 millions. Ce transfert de fonds était une compensation versée par l’État en échange d’une baisse imposée aux compagnies pétrolières. En février et mars 2009, la Guadeloupe, puis la Martinique et la Guyane ont été plus d’un mois en grève générale. Pour rétablir la confiance, l’État a décidé d’imposer des baisses de prix, en particulier dans les carburants. Et pour convaincre les pétroliers de céder, le gouvernement avait décidé de prendre à sa charge une "compensation" s’élevant au total à 175 millions d’euros.
À La Réunion, deux collectivités ont décidé de se substituer à l’État et aux compagnies pétrolières. Ce sont la Région, le Conseil général et par ricochet les communes qui vont passer à la caisse pour faire baisser le prix des produits pétroliers.
Il est clair que c’est l’approche de la visite de Sarkozy et des élections qui favorise ce pillage irresponsable des fonds publics financés et destinés aux Réunionnais. Car aux Antilles, l’État a assumé ses responsabilités en payant, puisque c’est lui qui a la compétence de fixer les prix. À La Réunion, l’État ne paie rien.
M.M.
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Mézami fitintan, kan nou la romark la départmantalizassion téi pé pa done anou la Rényon ké nou téi vé, mi rapèl bien nou lété nonbré pou diskite (…)
In kozman pou la rout
L’agenda 2030 à La Réunion : le bilan interdit (2/5)
Nouvelles orientations budgétaires de l’Union européenne
Accélération de la crise du système néocolonial
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)