« Accord de libre-échange entre L’Union européenne, les Comores, Maurice, Madagascar et les Seychelles : graves conséquences pour les Réunionnais pas consultés »
7 juin, par10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
Les travailleurs rappellent la nécessité de s’opposer à la politique d’austérité
29 novembre 2014

Huguette Bello a refusé de s’opposer au gouvernement sur le vote de confiance qui a lancé le Pacte de responsabilité, et sur le vote du budget. Autrement dit, elle laisse faire l’austérité. Mais au congrès des travailleurs, elle a été rattrapée par la réalité. La CGTR a en effet rappelé les conséquences de l’austérité, et a fustigé cette politique désastreuse pour les plus démunis.
Juste après le dernier remaniement ministériel, les actes et les déclarations ont confirmé l’orientation libérale du gouvernement : accentuation de la politique d’austérité. Son Premier ministre a fait un triomphe à l’université d’été du MEDEF. Pendant ce temps, le nouveau ministre de l’Economie avouait son ouverture à la remise en cause des acquis du Code du travail. Puis c’était le ministre du Travail qui culpabilisait les chômeurs plutôt que de remettre à plat la politique du gouvernement.
Le Premier ministre a alors demandé un vote de confiance sur sa politique générale. Son orientation est très claire. Prélever 50 milliards dans la Sécurité sociale, les services de proximité et l’État, et donner 40 milliards aux patrons sans contrepartie sociale. Elle a eu pour résultat une majorité rétrécie ne regroupant plus que le PS diminué d’une trentaine de députés « frondeurs » et les radicaux de gauche. Le groupe communiste a voté contre, montrant son opposition à ce tournant vers une politique à l’opposé du programme électoral de 2021. Huguette Bello s’est alors distinguée, refusant de voter contre la confiance, et laissant passer les 50 milliards d’économies et les 40 milliards pour les patrons.
Lors de la mise en œuvre du Pacte de responsabilité, la députée du PLR a encore refusé de s’opposer au gouvernement. Pour le budget 2015, elle a reconduit son abstention alors que les membres de son groupe se sont fermement opposés à la politique d’austérité. C’est la même chose pour la première partie de la loi de Finances.
Ces actes font qu’elle compose avec l’austérité.
Jeudi au congrès de la CGTR, la députée a été confrontée aux conséquences de ses actes.
En effet, les interventions ont rappelé les effets de la politique de rigueur budgétaire sur les travailleurs : précarité, hausse du chômage, baisse du pouvoir d’achat notamment.
La députée a donc été rattrapée par la réalité. Les travailleurs peuvent-ils encore faire confiance à ce type d’élu ?
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