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Débat sur les orientations budgétaires du Conseil départemental
27 octobre 2016, par

Le Conseil départemental examinait ce 26 octobre les orientations budgétaires 2017, qualifiées par sa majorité de « budget de résistance ». Les investissements s’élèveront à moins de 10 % d’un budget de 1,6 milliard d’euros.
Les orientations budgétaires pour 2017 étaient à l’ordre du jour de la séance plénière de ce 26 octobre. Elles prévoient 1,448 milliard de dépenses de fonctionnement, et 141 millions d’euros d’investissements. Le ratio tombe donc en dessous de 10 %, dans un contexte de restrictions des recettes du fait d’une nouvelle baisse de la dotation générale de fonctionnement versée chaque année par l’État.
La séance plénière a commencé par la lecture des différentes motions. Il a été notamment question de la solidarité avec les éleveurs des Hauts touchés par la sécheresse. Puis un texte a été adopté selon le principe de l’urgence. Il concernait la question du RSA. La motion sera à l’ordre du jour des discussions avec la ministre des Outre-mer qui arrive à La Réunion ce 27 octobre. Une troisième motion a porté sur le financement des emplois aidés. L’incertitude persiste pour l’année 2017, ce qui concerne directement des agents de la collectivité qui ne savent pas encore s’ils pourront continuer à travailler l’année prochaine.
Les orientations budgétaires font apparaître dans les recettes de fonctionnement apparaît en particulier une baisse de 40 millions de la DGF, et augmentation des dépenses liées à l’aide sociale, de 649 millions en 2013 à 745 millions en 2017. Ce qui fait craindre l’effet ciseaux.
Il est à noter que malgré une hausse des dépenses de personnel, le nombre d’apprentis actuellement au Conseil départemental est en nette diminution. Une donnée qui entre en contradiction avec l’objectif de soutenir la jeunesse.
L’équilibre est atteint avec des efforts de gestion et l’accès à des fonds de soutien exceptionnels. La Réunion espère toucher 16,3 millions des 200 millions d’euros mis à disposition par l’État pour aider les Départements en difficulté budgétaire. Mais ces fonds exceptionnels sont précaires et peuvent être remis en cause à chaque Loi de Finances.
Le financement sera soutenu par l’emprunt, dans un contexte de la baisse de la dette de la collectivité.
Le Conseil départemental rappelle que l’État doit un milliard sur dix ans au titre des compensations financières pas versées.
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