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Retour sur le débat de mardi à la Région
30 octobre 2014, par

Au cours de l’assemblée plénière spéciale sur la continuité territoriale, le groupe de L’Alliance a fait une série de proposition pour résoudre les problèmes de prix des billets d’avion. Catherine Gaud a appelé au rassemblement afin de débattre et « trouver des solutions réunionnaises » concernant la continuité territoriale.
Pour les élus de l’Alliance, l’actuel dispositif « est éloigné d’une véritable continuité territoriale ». Ils estiment qu’il est possible de réduire le prix des billets. D’autant plus que la Région possède à 98% la compagnie Air Austral.
Parmi les solutions proposées par L’Alliance, l’étude en partenariat avec Air Austral et la SEMATRA de la relance du projet des Airbus A380 densifiés, afin « d’apporter par la baisse de l’ordre de 30% du prix du billet, une réponse économique crédible et pérenne au problème des déplacements entre la métropole et La Réunion et ce dans les deux sens », a souhaité Catherine Gaud.
En effet, l’A380 est « une question de volonté politique » a indiqué cette dernière, car le coût d’exploitation d’un A380, selon les données fournies lors de l’assemblée, est de 410 000 euros contre 540 000 euros pour le 777, « ce n’est pas un coût du simple au double, comme on a pu l’entendre ». La venue de l’A380 pourrait, selon l’Alliance, faire diminuer le coût du billet, d’autant que ce dernier représente 820 sièges contre 442 sièges pour l’A777.
Autre proposition évoquée, la venue d’une compagnie low-cost (bas prix). « Ce n’est pas catastrophique comme cela a pu être dit » lors des auditions des patrons des compagnies aériennes. Enfin, une troisième solution a été mise en avant : la fixation du prix du billet d’avion entre 900 et 925 euros, qui représente le coût réel du billet d’avion entre la France et La Réunion. « Les compagnies vendent à perte pendant 8 mois de l’année, à 600 euros en moyenne, et quand les Réunionnais ont le plus besoin de voyager, pendant les vacances, les prix sont multipliés par trois, alors qu’il est possible d’avoir un prix fixe toute l’année », a indiqué Catherine Gaud.
De son côté, Christine Soupramanien a relevé l’ironie « les compagnies disent qu’il n’y a pas de solution de leur côté, il faut aller voir ailleurs. Ils disent que si le nombre de bons augmente, le nombre de voyageurs augmentera aussi, alors on ne baisse pas le prix du billet. Mais si on diminue le prix du billet, on aura une augmentation du nombre de voyageurs ».
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