Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Motion présentée par l’Alliance adoptée très largement
12 janvier 2010

Continuité territoriale : à une large majorité, les élus de la Région demandent à l’État de redémarrer le dispositif de continuité territoriale dont il a la compétence. Les crédits ont été votés dans le budget de l’État, mais à ce jour, aucun Réunionnais n’a pu obtenir le droit à une aide de l’État pour voyager dans le cadre de la dotation de continuité territoriale.
La continuité territoriale entre l’île de La Réunion et la France était à l’ordre du jour ce matin lors de la réunion extraordinaire du Conseil régional de La Réunion. Cette compétence de l’État concerne les moyens alloués pour faciliter les déplacements entre La Réunion et la France, distantes de 10.000 kilomètres.
Les élus réaffirment donc la compétence de l’État dans le domaine de la continuité territoriale, et d’autre part demandent à l’État de redémarrer le dispositif dont il a repris la compétence de gestion depuis plus d’un an.
Le débat a permis de rappeler que quand la Région Réunion avait la compétence de la gestion de la dotation, 54.000 Réunionnais avaient pu bénéficier d’une baisse des prix. Depuis que l’État a décidé de reprendre la compétence de cette gestion, aucune personne n’a pu bénéficier de ce dispositif alors que les crédits ont pourtant été inscrits au budget de l’État.
Le président de la Région a aussi précisé que aussi bien pour les RUP espagnoles et portugaises (les îles Canaries, Madère et Açores), que pour la Corse, l’État assure un financement global.
Du côté de l’UMP, un de ses chefs de file a reconnu que l’État a fait une erreur. Pour sa part, Roland Hoarau, responsable de l’UMP à Saint-Pierre, a rappelé qu’il a voté contre la proposition de l’État de reprendre la gestion dans les conditions selon laquelle cela était formulé. Pour le responsable de l’UMP, cela équivalait à « une mise sous tutelle » : l’État décide, la collectivité paie.
Le président de la Région a proposé de dégager une unanimité sur trois points :
- redémarrage du dispositif
- ouverture d’une concertation
- engagement sur un mandat de cinq ans, jusqu’à la mise en service des A380 qui permettront de faire baisser les prix de 30%, puis poursuite du dispositif.
Cette décision sera un moyen d’« apporter notre contribution réunionnaise à la continuité territoriale », a précisé Paul Vergès. Quant à l’argument de dernière minute soulevé par un membre de l’UMP demandant à la Région de se substituer partiellement à l’État sur le plan financier, il a été balayé par un autre élu UMP. La Région Réunion contribue déjà financièrement à la continuité territoriale en investissant dans la venue de l’A380.
Présentée par l’Alliance, cette motion a été très largement adoptée. À noter que malgré de nombreuses critiques visant le gouvernement, les 2 élus du groupe PS ont décidé de ne pas prendre part au vote.
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