La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Pour que la nouvelle règle européenne ne pénalise pas le travail des exportateurs de fruits et de légumes
16 septembre 2019, par

Lors de sa conférence de presse d’hier, la CGPER a demandé à l’État les moyens nécessaires pour que le double contrôle sanitaire des exportations de fruits et légumes ne pénalise pas les agriculteurs, et rappelle l’importance du projet d’une plate-forme d’export à Pierrefonds pour diversifier les marchés.
La CGPER souligne un paradoxe. D’un côté La Réunion est intégrée à la politique agricole commune. Ses agriculteurs perçoivent des aides de l’Europe, et ils produisent selon les normes européennes toujours plus contraignantes. Mais d’un autre côté, les fruits et légumes réunionnais arrivant en Europe vont désormais être considérés comme venant d’un pays tiers et soumis donc à des contrôles plus draconiens.
Le syndicat rappelle que cela fait deux ans que ce double contrôle est évoqué, et s’étonne donc que les premières réunions avec la DAAF n’aient lieu que quelques semaines avant l’entrée en vigueur du nouveau règlement.
Or, c’est au moment des fêtes de fin d’année que les exportateurs réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires. Les producteurs ont déjà planté, ils ont pris leurs dispositions pour réserver le volume de fret nécessaire aux exportations vers l’Europe. Ils ont donc engagé des frais et ils ne savent pas si leurs fruits pourront être exportés. C’est en effet l’incertitude sur les moyens que l’État mettra à La Réunion pour appliquer ce nouveau contrôle, et donc la crainte que se forme un embouteillage avec des pertes à la clé car ces exportations concernent des produits frais.
La CGPER demande donc à l’État de moyens suffisants pour que toutes les inquiétudes soient dissipées. Elle rappelle aussi le bien fondé du projet d’une plate-forme d’export de fruits et légumes à Pierrefonds. Conçu en partenariat avec Air Mauritius et les collectivités du Sud, ce projet vise à donner aux maraîchers réunionnais de nouveaux débouchés. La région du Moyen-Orient est visée, ainsi que des pays européens autres que la France desservis par Air Mauritius.
Manuel Marchal
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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Messages
16 septembre 2019, 09:07, par Maillot Joseph Lucay
La réunion faisant Partie intégrante de l’union européenne devrait bénéficier de toutes les dispositions qui sont prises par l’Union pour protéger ses agriculteurs quelques soit leur activité .
Il ne faut pas oublier que les céréales,( que ce soit le blé, le maïs ou le riz ) bénéficient de mesures de protection de la concurrence extérieure , soit sous forme de droits de douane dissuasifs à leur entrée dans l’union européenne soit sous forme de prix garanti aux producteurs .
Les agriculteurs de la Réunion qui doivent absolument diversifier leur production et s’orienter vers d’autres produits que la canne à sucre pour gagner leur vie correctement suite à l’effondrement des prix du sucre sur le marché international et en Europe, ne devraient pas seulement s’interresser seulement aux règles concernant l’importations des fruits et légumes sur le territoire de l’Union européenne ; mais ils devraient également obtenir des mesures de protection pour la production des céréales qui pourraient remplacer avantageusement la production de sucre comme le maïs ou le riz pour lesquelles ils peuvent envisager deux récoltes par an .
Nous pouvons produire à la Réunion pratiquement tous les fruits que ce soit les fruits tropicaux sur la côte ou que ce soit les fruits européens en altitude, mais nous pouvons aussi produire pratiquement toutes les céréales et même du cacao ou des plantes médicinales .L’union européenne devrait également nous accorder une protection pour ces différents produits . Mais il faudrait peut être que nous soyons également mobilisés sur ce sujet pour faire valoir nos droits au moment des négociations avant les prises de décisions . Nos députés européens et nos responsables réunionnais font ils vraiment ce qu’il faut faire pour donner à notre agriculture les meilleures perspectives possibles ou du moins toutes les perspectives possibles ??????