Terla, la société civile en action

« De l’ambition pour notre île »

31 mars 2009, par Edith Poulbassia

Terla veut devenir une « force incontournable » dans le débat pour l’avenir de La Réunion. Cette nouvelle association regroupe des personnes de tout bord, au-delà des clivages politiques, désireuses de confronter leurs idées pour faire émerger des solutions de développement.

« Terla est un mouvement politique de la société civile ». C’est ainsi que Catherine Gaud, membre fondateur de l’association, présente Terla. Ce n’est pas un nouveau parti politique, mais un espace de débat où tous les sujets peuvent être abordés, sans polémique et de façon indépendante. « Tous ensemble, nous pouvons être à l’origine d’un nouveau mouvement pour le développement de l’île, faire prendre un virage à notre île », complète Catherine Gaud.
Ce mouvement a été créé, il y a un an, à l’initiative de quatre membres de la société civile de l’Alliance, également conseillers généraux : Catherine Gaud, Maya Cesari, Marie-Pierre Hoarau et Raymond Mollard. « Ils ont rassemblé autour d’eux des hommes et des femmes de La Réunion, eux-mêmes de la société civile, qui partagent les mêmes valeurs et souhaitent se battre pour elles : l’amour de l’autre, la fraternité, le respect, la paix, la justice sociale et économique, le développement de notre île au profit de tous et en harmonie avec les pays qui l’entourent, le droit d’être qui nous sommes ».
Un texte fondateur de l’association a été élaboré en juin 2008, les membres se sont rencontrés à plusieurs reprises au cours de séminaires. Des propositions ont émergé dans des domaines aussi variés que l’économie, la culture, l’environnement, l’éducation. Prochaine étape pour Terla, aller au contact de la population pour partager ses propositions, apporter un niveau d’informations à la population, ouvrir les consciences pour qu’elles se saisissent de l’avenir de l’île. Dans le cadre des Etats-généraux de l’Outre-mer, Terla compte également apporter sa pierre à l’édifice.

Edith Poulbassia

Contact : www.terla.re


• Maya Cesari, docteur en Biologie moléculaire et conseillère régionale
Depuis 2004, Maya Cesari est conseillère régionale. Dans les échanges avec ses amis, elle a découvert l’existence d’une vraie volonté de comprendre comment se prennent les décisions, et une volonté d’enrichir le débat. « On a envie d’une politique alternative et plus interactive. Nous pouvons avoir un rôle à jouer de dynamisation des débats et fédérer autour de nous des personnes motivées qui ont envie de changer la société ».

• Raymond Mollard, professeur de Lettres modernes à la retraite et conseiller régional
Raymond Mollard insiste sur la situation de la jeunesse. « Elle est totalement mise de côté. Elle ne vote pas, elle ne travaille pas, elle ne produit pas, elle coûte cher, et parfois elle manifeste. C’est une génération persuadée qu’elle vivra plus mal que la génération précédente. Le moment est venu pour les jeunes de s’exprimer ».

• François Cartault, médecin, chef de service de Génétique
En tant que médecin, François Cartault veut apporter sa pierre à Terla, en y faisant part de son expérience quotidienne auprès des patients. « Dire ce qu’est la galère d’une personne en fauteuil roulant en ville. Un groupe comme Terla se penche sur l’humain, pour proposer et agir ».

• Mohamed Rochdi, président de l’Université
Mohamed Rochdi a répondu favorablement à la demande de Catherine Gaud. « C’est un mouvement libre de toutes contraintes, en dehors des partis politiques. On ne s’interdit rien, il n’y a pas de sujets tabous. Terla est un réservoir d’idées ».

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