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4 juin, parNos peines
Virapoullé a déjà discuté avec le gouvernement sur les fonctionnaires outre-mer
14 avril 2005

Devant le Sénat, Jean-Paul Virapoullé a reconnu avoir rencontré à plusieurs reprises Renaud Dutreil, ministre de la Fonction publique. De quoi a-t-il parlé ? A-t-il évoqué le rapport Laffineur qui préconise la suppression de plusieurs dispositions spécifiques outre-mer, rapport que le même Virapoullé juge ’pertinent’ ?
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Dans son intervention au Sénat le 23 mars dernier, abordant la question du problème de l’index de correction de vie chère existant outre-mer, Jean-Paul Virapoullé déclarait : "nous nous sommes rencontrés plusieurs fois, monsieur le ministre, à ce sujet, et je vous ai indiqué qu’il fallait très rapidement transposer cette directive dans les lois de notre pays".
De quoi le sénateur de Saint-André a-t-il exactement discuté avec le ministre ? Or, celui-ci faisait remarquer : "ce projet de loi intéresse les trois fonctions publiques et, à travers elles, un nombre très important de collaborateurs du service public : près de 90.000 personnes dans les services de l’État, 110.000 dans les collectivités territoriales et 47.000 dans les hôpitaux".
Lors de ses rencontres avec le ministre, Jean-Paul Virapoullé a-t-il abordé la question de l’index de correction pour les trois fonctions publiques dans l’Outre-mer ? A-t-il fait valoir auprès de son interlocuteur le contenu du rapport Laffineur et son caractère “pertinent” ?
Avant ses rencontres, le sénateur de la Relève a-t-il consulté les organisations syndicales concernées ?
Pourquoi n’a-t-il jamais fait état publiquement de ces rencontres et de leurs contenus ?
Autant de questions qui appellent des réponses précises.
J. M.
Laffineur : "les surrénumérations suscitent la fraude"
Virapoullé : "c’est pertinent"
Dans le rapport qu’il a rédigé sur la fonction publique outre-mer, Marc Laffineur multiple les analyses, les réflexions. Dont celles-ci :
"C’est donc bien le poids de la dépense qui handicape les collectivités d’Outre-mer et non pas la faiblesse des recettes fiscales. Le niveau très élevé des dépenses de personnel constitue donc l’un des facteurs principaux de cette situation financière préoccupante.
Or l’État est amené chaque année, à octroyer aux collectivités d’Outre-mer, en loi de finances rectificative, des subventions exceptionnelles d’équilibre, d’un montant non négligeable, qui servent en réalité, à couvrir des dépenses de fonctionnement, et notamment des dépenses de personnel. Ainsi, dans la loi de finances rectificative n°2002-1576 du 30 décembre 2002, ces subventions ont représenté 3,05 millions d’euros. Une telle situation n’incite pas à la responsabilisation des acteurs ni à une bonne gestion des finances publiques."
Un peu plus loin, Marc Laffineur écrit : "les compléments de rémunération donnent lieu à des fraudes de la part d’agents qui détournent ces primes de leur objectif initial".
Pour Jean-Paul Virapoullé, tout cela est "très pertinent".
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