Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Plan d’austérité et menace d’intervention du FMI
28 août 2025, par

Le débat n’est donc plus seulement économique, il est profondément politique et moral : pourquoi faire supporter aux plus fragiles les conséquences d’une gestion budgétaire qui a surtout enrichi les plus puissants ? À l’heure où l’État demande des sacrifices massifs, la question s’impose avec force : n’est-il pas temps que les plus riches remboursent leur dette à la société ?
Le dernier « Rapport sur les riches en France » (édition 2024), publié par l’Observatoire des inégalités, dresse un constat implacable : la concentration du patrimoine dans les mains d’une minorité n’a cessé de s’accroître au détriment du reste de la population. D’après l’Insee, la part des 10 % les plus fortunés est passée de 41 % à 47 % du patrimoine des ménages entre 2010 et 2021. Un glissement qui illustre le creusement des inégalités, accentué par des choix politiques en matière fiscale.
La montée en puissance des grandes fortunes est spectaculaire. Selon le magazine Challenges, le poids des 500 plus grandes fortunes professionnelles a presque été multiplié par dix en vingt ans : de 124 milliards d’euros en 2003, elles culminent à 1 170 milliards en 2023. Derrière ces chiffres, ce sont les actionnaires et propriétaires des grands groupes français qui ont accumulé des fortunes colossales et un pouvoir économique considérable, souvent sans réelle contrepartie pour la société.
Cette prospérité n’est pas un hasard. Jusqu’en 2018, les revenus financiers étaient taxés comme les salaires ou les loyers, avec un barème progressif pouvant atteindre 45 % au-delà de 150 000 euros annuels, auquel s’ajoutait 15,5 % de prélèvements sociaux. Mais la mise en place de la « flat tax » a changé la donne : désormais plafonné à 30 %, l’impôt sur le capital est devenu presque deux fois moins élevé. D’après l’Observatoire des inégalités, ce dispositif procure un gain annuel de 1 700 euros à ceux percevant 50 000 euros de revenus financiers, et jusqu’à 96 000 euros pour 400 000 euros de revenus — sans compter les bénéfices encore plus massifs pour les ultra-riches.
En réduisant volontairement ses recettes, l’État a creusé son propre déficit. Celui-ci sert aujourd’hui de justification à une cure d’austérité de 40 milliards d’euros, ciblant les services publics dont les plus riches n’ont guère besoin, les jeunes, les chômeurs et les retraités. Autrement dit, la collectivité paie le prix des cadeaux fiscaux consentis à une minorité privilégiée.
Face aux critiques, un ministre a évoqué la menace d’une intervention du Fonds monétaire international. Mais l’expérience montre que lorsqu’un État est placé sous la tutelle du FMI, l’effort demandé repose avant tout sur les épaules des salariés, des retraités et des précaires, tandis que les grandes fortunes demeurent à l’abri.
Le débat n’est donc plus seulement économique, il est profondément politique et moral : pourquoi faire supporter aux plus fragiles les conséquences d’une gestion budgétaire qui a surtout enrichi les plus puissants ? À l’heure où l’État demande des sacrifices massifs, la question s’impose avec force : n’est-il pas temps que les plus riches remboursent leur dette à la société ?
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Mézami na pwin lontan mwin té apré rogard bann nouvèl lafrik… La politik biensir, la pé, la guèr, lékonomi é mwin la antann in konvèrssassion rant (…)
Démographie, mondialisation de l‘économie et innovation technologique
Investissement de 424000 euros en partenariat avec les fonds européens gérés par la Région Réunion
Réunion en Inde des ministres du Travail et de l’Emploi des pays du BRICS
Les entreprises recherchent-elles avant tout des spécialistes de l’IA ?
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Qui peut prétendre à une antériorité à La Réunion ?
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)