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Résultat du premier tour
24 mars 2015, par

Le résultat du premier tour des départementales aura sans doute un impact sur la future politique du gouvernement : le PS est troisième.
Les résultats de l’élection départementale a mis l’union de la Droite (UMP/UDI/UC/Modem) en tête avec 29,4 % des voix dans toute la France, et de 36 % avec les divers droite. Derrière, le FN et le PS sont au coude à coude, avec 25,19 % pour le premier et 21,85 % pour le second avec ses alliés, et enfin, le Front de gauche obtient au total 6,81 % des voix. EELV fait un faible score de 2,3 %, tandis que le Modem/Union centriste est donné à 1 %. Les autres listes sont données à 2 %.
La droite menée par l’ancien président Nicolas Sarkozy est considérée comme la grande gagnante de ce premier tour, pourtant seule une alliance a permis un tel score. Toutefois, à droite comme à gauche, certains ne jubilent pas, car la droite est parvenue à déjouer les objectifs du FN d’être le premier parti de France. En effet, lors de la campagne, le parti de Marine Le Pen était crédité de 33 % des intentions de vote.
Malgré des chiffres en sa faveur, Nicolas Sarkozy a la victoire modeste, car les résultats mettent en exergue que seul, l’UMP, n’aurait pas pu être en tête. Toutefois, ce dernier a clamé que « l’alternance est en marche, rien ne l’arrêtera ». « Si nos compatriotes se sont massivement détournés de la gauche, c’est parce qu’ils ont le sentiment que depuis trois ans, on ne cesse de leur mentir », a-t-il estimé.
Pour le Premier ministre, Manuel Valls, il s’agit d’une petite victoire pour lui. Après avoir fait une campagne anti-FN et appelé les gens à voter, il s’est félicité du taux de participation de 50,17 %. Ce dernier a assuré que « les formations républicaines ont tenu leur place, l’extrême droite n’est pas la première formation politique de France », se réjouissant que les Français aient voté « plus que prévu ». En effet, la participation a été supérieure à celle des cantonales de 2011 (44,40 %).
Manuel Valls a appelé « tous les républicains à faire barrage à l’extrême droite au deuxième tour », dimanche 29 mars, alors que les candidats du FN devraient être élus dans de nombreux cantons, car la plupart font face à des adversaires de droite. Face à cette éventualité, Nicolas Sarkozy mise sur « un basculement massif « en faveur de la droite républicaine et du centre ». Une position ni-FN, ni PS mise en place depuis les législatives partielles de février.
À l’annonce des résultats du premier tour, le leader de l’UMP et chef de l’alliance de la droite a assuré « dans les cantons où nos candidats ne sont pas présents au second tour, cas peu fréquent, l’UMP n’appellera à voter ni pour le Front national, avec lequel nous n’avons rien en commun, ni pour les candidats de gauche, dont nous combattons la politique ».
Une position dénoncée par le Premier ministre, qui a assuré que « la position de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, c’est une faute morale et c’est une faute politique ». « Quand on a à choisir entre un candidat républicain et le Front national, on n’hésite pas. La gauche, elle n’hésite pas », a-t-il déclaré lundi 23 mars sur RTL.
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