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Plan de rigueur : nouvelles annonces
23 juin 2010, par

Dans le cadre du plan de rigueur, le gouvernement a décidé de geler le salaire des fonctionnaires, au moment où, la négociation salariale 2011-2013 dans la fonction publique s’ouvre vendredi 25 juin, selon le journal économique ’Les Échos’. Ces annonces illustrent l’importance de la réussite du 24 juin, afin que la mobilisation tienne en échec cette volonté de faire payer la crise par les travailleurs.
Le secrétaire d’état de la fonction publique envisage le gel du point d’indice du salaire des fonctionnaires, pour la période 2011-2013. Cette décision a été évoquée début mai, pour les trois ans à venir. Dont l’objectif est de « limiter la dépendance (de la France, NDLR) à l’égard des marchés », elle devait « emprunter moins ajoutant qu’un État fort, c’est un État désendetté ».
Le gouvernement n’en démord pas
Le gel des salaires n’est pas négociable pour cette période, « On ne peut pas demander aux fonctionnaires un effort, au même titre qu’à tous les Français, et le rattraper automatiquement dans la foulée. La question du taux de cotisation n’est pas à évoquer dans les discussions salariales, cela n’a rien à voir » a indiqué le secrétaire d’État à la Fonction publique au quotidien "Les Échos", Georges Tron.
Ce sont les classes moyennes et défavorisées qui vont payer les réformes engagées par le gouvernement, avec la hausse de la TVA, la baisse des pensions de retraite, le gel des salaires dans la fonction publique, réduction ou suppression des allocations sociales... Ces mesures épargnent les riches qui ne verront pas le bouclier fiscal modifié. Cette austérité va conduire à une baisse du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, et au final plomber la croissance, car le chômage remontera en flèche.
Suppressions dans la fonction publique
En plus du gel des salaires dans la fonction publique, le gouvernement souhaite supprimer 100.000 suppressions de 2011 à 2013. Ce nouveau plan de rigueur affirme faire économiser 100 milliards d’euros d’ici 2013 pour réduire le déficit public et satisfaire les critères européens.
Le secteur le plus touché par cette suppression concerne l’éducation nationale, qui verra 16.000 postes disparaitre. Cet objectif doit être confirmé par le gouvernement le 6 juillet prochain, pendant les vacances scolaire, lors du débat d’orientation des finances publiques à l’Assemblée nationale.
« La France s’est engagée à réduire son déficit à 3% d’ici 2013. Nous sommes déterminés à atteindre cet objectif », a indiqué Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée. Cette détermination va empêcher ces 100.000 travailleurs à cotiser pour leurs retraites. De plus, malgré ses restrictions et suppressions, les experts admettent que les mesures prises ne vont pas combler le déficit publique, mais aggraver la précarité.
Céline Tabou
24 juin : la mobilisation
Les nouvelles annonces montrent qu’il n’y a rien à attendre du gouvernement
Tous aux rassemblements
Pour l’emploi et les retraites
9h30 à Saint-Denis (Petit-Marché)
9h30 à Saint-Pierre (Mairie)
Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise.
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