Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Enjeux de la visite du président de la République
13 août 2014, par

Emploi des jeunes, nouvelle route du littoral, octroi de mer, APE, autant de sujets cruciaux pour l’avenir.
Le sénateur a évoqué le problème du chômage des jeunes et de l’emploi local, « François Hollande atterrit à Pierrefonds pour être plus proche de Saint-Joseph, où il va parler d’emploi des jeunes. Le président aura-t-il un discours lyrique, qu’est ce qui va en résulter ? » a posé Paul Vergès. Ce dernier s’attend à « une surprise » bonne ou mauvaise, une chose semble certaine pour le sénateur, cette question « sera un élément essentiel pour l’avenir de La Réunion ».
Concernant, la nouvelle route du littoral (NRL), Paul Vergès, également conseiller régional, a rappelé son opposition à la NRL de Didier Robert, qui « s’éloigne de la falaise, fait six voies au lieu de quatre » et dont le coût reste fixé depuis 2010, à 1,6 milliard d’euros. D’ailleurs, « il n’y a pas d’expertise financière de fin de projet », avant la réalisation des travaux, comme cela est courant dans ce type de grand chantier. De plus, en cas de dépassement « ce n’est plus l’Etat et l’Union Européenne qui prennent en charge le dépassement, comme je l’avais négocié, mais la Région ». Ce seront les contribuables de La Réunion qui devront donc payer le dépassement du coût financier de la NRL.
Alors que la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, a refusé la réalisation d’une route de 60 km pour des raisons environnementales et financières, pour Paul Vergès, il est clair que « la décision finale devra venir du chef de l’Etat ». D’autant plus que le dossier de la NRL sera remis à l’ensemble des participants à la conférence mondiale sur le Climat de Paris en 2015, a expliqué le sénateur.
Sur le dossier de l’octroi de mer, Paul Vergès a rappelé l’importance de cette aide financière, dénoncée par Bruxelles, car elle finance les collectivités réunionnais, jouent sur les prix, permet la construction des routes et aide la production locale. Le sénateur s’étonne de l’absence de concertation sur ce dossier, qui reste un pan important de l’économie réunionnaise. Un manque de concertation également dénoncé vis-à-vis des négociations autour des accords de partenariats économiques (APE) avec les pays de la zone. « On sera devant le fait accompli » et « les décisions seront prises depuis Paris », a évoqué Paul Vergès.
« Au moment, où les relations avec les pays voisins se développent, il n’y a qu’à La Réunion qu’on s’isole », a dénoncé le sénateur. Pour ce dernier, les négociations terminées entre Bruxelles et les pays d’Afrique Australe n’ont pas pris en compte les propositions faites par certains responsables politiques réunionnais. D’autant plus La Réunion devra se développer, autour de pays dont la démographie croît et les relations économiques et commerciales se développent avec les Etats-Unis, mais aussi les pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil. Pour Paul Vergès, il y aura un « cyclone économique ».
Céline
Nos peines
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