Canne à sucre à La Réunion : il est temps de tout revoir
21 septembre, parSortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
21 octobre 2010, par

Dans une annonce publicitaire que nous reproduisons, et qui a été communiquée à tous les quotidiens sauf "Témoignages", force est de constater que les chiffres donnés par Didier Robert pour son plan de relance de l’économie réunionnaise possèdent des failles.
Le président de la Région va créer des chantiers, pendant 10 ans, entre 20.000 et 25.000 emplois, avec un budget alloué de 2,2 milliards d’euros. Tout citoyen peut alors faire le calcul : 10 ans de travaux x 20.000 emplois x 2.000 euros (revenu approximatif) x 12 (nombre de mois dans l’année), le compte n’y ait pas. Le total dépensé durant dix ans sera, non pas de 2,2 milliards d’euros, mais 4,8 milliards d’euros.
Les Réunionnais paieront la note
Les travaux promis devraient créer des emplois, mais entre 20.000 et 25.000 durant dix ans, et pas chaque année. Cela ne prend pas en compte les salaires des ingénieurs, qui ne devraient pas accepter d’être payés au SMIC, ni l’achat du matériel, et encore moins le personnel, les infrastructures, et l’entretien.
Didier Robert devra trouver 2,6 milliards d’euros (4,8 milliards-2,2 milliards prévus), et près d’1,5 milliard d’euros pour l’achat du matériel et des services autour. Ce qui fait un total de 4,1 milliards d’euros à trouver. La Région aura-t-elle les moyens de débourser une telle somme, à l’heure où le gouvernement gèle les dépenses des collectivités ? Didier Robert va-t-il faire payer les Réunionnais ?
Didier Robert serait-il menteur, ou mauvais comptable ?
Ce n’est pas la première fois que le nouveau président de la Région donne des chiffres faux. En effet, durant la campagne régionale, le candidat UMP avait annoncé 2.000 bus pour un montant total de son réseau Trans-éco-express serait de 650 millions d’euros sur trois ans.
Pour résorber un réseau routier trop encombré, Didier Robert avait promis 2.000 bus. Cependant, un bus de grande ligne respectant la réglementation européenne coûte 200.000 euros, donc 2.000 en valent 400 millions. Si l’on ajoute à cela les couloirs de bus dans toutes les communes et la desserte de tous les écarts, la somme prévisible dépasse largement le budget décidé par le candidat UMP, de 650 millions d’euros. D’autant plus, qu’un bus doit être changé tous les douze ans, alors qu’une rame de tram-train peut rouler au moins 30 ans.
Céline Tabou
Sortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
Toute bann léktèr zoinal Témoignages lé sirman o kouran dsi litilité roplante bann pyé d’boi pou anpesh lo dérègloman klimatik. Sé in problèm gaz (…)
In kozman pou la rout
Le Président américain recevra bien son homologue chinois, le 24 septembre 2026, comme il l’avait exprimé, lors de sa visite en Chine, en mai (…)
La limite de +1,5 degré risque d’être dépassée
La limite de 1,5 degré de l’Accord de Paris bientôt franchie
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?