« Accord de libre-échange entre L’Union européenne, les Comores, Maurice, Madagascar et les Seychelles : graves conséquences pour les Réunionnais pas consultés »
7 juin, par10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
Conseil régional
18 octobre 2014, par

À l’occasion de l’Assemblée Plénière de vendredi, le sujet des emplois aidés a été au centre d’un débat vif entre le groupe PS/Progrès et la majorité régionale. Une confrontation qui s’est traduite par L’Alliance par « un manque de cohérence, des mesures électoralistes et une absence de vision globale ».
La gestion des emplois aidés est souvent attaquée par l’opposition, mais cette fois-ci, les élus socialistes ont mené la charge contre le président de la Région, Didier Robert, assurant dans une motion que la collectivité avait « traîné les pieds pour atteindre le quota annoncé d’emploi d’avenir ».
La motion pointe également du doigt « le gâchis financier, provoqué par 80 millions d’euros destinés à l’emploi, inutilisés ». Une situation dégradée dans un contexte économique et social tendu, particulièrement avec les récentes manifestations de jeunes voulant un emploi. Les élus vont jusqu’à condamner « les velléités du Président de Région visant à faire de l’année 2014, l’année de la jeunesse et de la réussite en minimisant l’emploi ».
Face à la non utilisation des emplois aidés, le groupe socialiste « exige la révision de sa position et l’engagement de la Région dans le cofinancement de ces contrats avec les communes ». En réponse à cette demande, Didier Robert a rétorqué que l’État « n’a qu’à payer à 100% les emplois aidés ». Après la décision gouvernementale d’octroyer plus de 40 milliards d’euros aux entreprises dans son pacte de responsabilité, Didier Robert veut que l’État aille « plus loin dans le cofinancement en direction des entreprises ».
Christine Soupramanien a pour sa part indiqué que « nous avons à plusieurs reprises fait la demande d’un appui de la Région pour que les collectivités puissent aller au-delà des trois ans du contrat, et que les jeunes soient formé puis accompagné vers les entreprises ». Cette dernière a indiqué : « avec plus de 2000 contrats en souffrance, vous auriez apporté un complément à l’effort fait par l’État, les collectivités auraient ainsi pu recruter davantage ».
De son côté, Catherine Gaud du groupe L’Alliance a assuré qu’il était « important que les jeunes à la fin d’un contrat aidé puissent entrer dans l’emploi. Nous souhaitons une réorientation du dispositif », afin qu’il s’oriente vers le secteur marchand et « pérennise l’emploi ».
Des demandes restées en suspend, pour Didier Robert « mon engagement à été scrupuleusement respecté », bien qu’il y ait encore plus de 2500 contrats en attente et que la Région est actuellement en train de créer des postes et de recruter sur les fonds européens.
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