« Accord de libre-échange entre L’Union européenne, les Comores, Maurice, Madagascar et les Seychelles : graves conséquences pour les Réunionnais pas consultés »
7 juin, par10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
La majorité des demandes d’affectation à La Réunion rejetées
30 avril 2010, par

C’est une administration déconcentrée qui a tranché la question des demandes d’affectation des jeunes qui veulent travailler au pays. Autant dire que Didier Robert démontre son inefficacité sur ce dossier.
Le rectorat vient de donner sa réponse aux revendications des enseignants en grève depuis plusieurs semaines (voir page 5). Dans la majorité des cas, la demande de rester travailler au pays est refusée.
Cela signifie tout d’abord que l’une des déclarations du président de la République lors du Conseil interministériel sur l’Outre-mer est démentie. En effet, le chef de l’État a souligné que « la sacro sainte règle de la mobilité administrative n’ayant aucun sens quand sa mobilité, on va la faire à plusieurs milliers de kilomètres de sa famille, ce n’est pas du tout le même contexte qu’en métropole ». « Je ne vois pas pourquoi des Ultramarins de catégorie A ne seraient pas affectés en plus grand nombre à des postes à responsabilité Outre mer », a-t-il ajouté.
Mais voilà, pour la majorité des Réunionnais qui revendiquent le respect de ce discours, la mobilité administrative se fera à des milliers de kilomètres si la décision des services du Rectorat est exécutée.
L’autre enseignement de cette décision est un constat d’inefficacité de la part du député-président de Conseil régional Didier Robert.
Cela fait en effet plusieurs semaines que ces jeunes se sont tournés vers la nouvelle direction de la Région pour tenter de trouver un soutien décisif à leur cause. D’ailleurs, depuis leur expulsion du rectorat par les policiers, ils se sont installés à la Région.
Mais pour ces jeunes enseignants, Didier Robert n’a pas fait mieux que pour les jeunes assistants d’éducation l’an passé. Tout le monde se souvient qu’il avait dit qu’il comptait débloquer la situation des jeunes menacés de licenciement qui campaient devant la préfecture. Mais il n’a pas agi pour empêcher les policiers de jeter leur camp à la poubelle, et lorsque le Premier ministre est venu à La Réunion, Didier Robert est allé au devant des jeunes pour tenter de les calmer sans leur proposer une solution concrète à leur revendication. Ces jeunes ont fini par être licenciés par centaines.
Pour les jeunes enseignants, le résultat est du même ordre. C’est une administration déconcentrée qui a réglé cette question d’affectation, pas le ministre avec qui Didier Robert avait évoqué la question de ces enseignants.
Ce qui veut dire que désormais, personne ne peut prétendre que Didier Robert n’ait réussi à obtenir quoi que ce soit pour satisfaire les revendications des jeunes.
M.M.
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