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Nouvelle illustration de l’importante contribution de l’Outre-mer au comblement du déficit public accentué par la politique du gouvernement : le pouvoir central décide de remettre en cause des subventions qui maintiennent la tête de nombreuses entreprises hors de l’eau.
Les entreprises d’Outre-mer devront mettre la main à la poche. En effet, le projet de loi a décidé de réduire les crédits de paiement de 1,66%. Le gouvernement va réduire son déficit public en restreignant le dispositif d’exonérations de cotisations patronales de Sécurité sociale.
Alors que la LODEOM mise en place par le gouvernement afin d’aider les départements et territoires d’outre-mer à se développer prévoyait la création d’une zone franche « qui permette une large exonération fiscale des entreprises visant à accroître leur rentabilité et leurs capacités à l’exportation », le gouvernement décide de tout remettre en cause, alors que ce projet de loi pour le développement économique de l’Outre-mer, avait été signé et approuvé par tous les acteurs en 2008.
Conscients que la LODEOM n’a pas pleinement rempli sa tâche dans l’Outre-mer, notamment à La Réunion, le gouvernement n’a pas tenu à aller au bout de sa politique. Ce dernier a préféré faire des économies faciles sur le dos des ultramarins, en rabotant au maximum sur tous les secteurs créateurs d’emploi et d’activité.
Pour certaines petites et moyennes entreprises, les aides de l’État étaient l’unique moyen de survie pour elles. Alors que le secteur du BTP perd pied depuis l’arrêt brutal des chantiers par la nouvelle équipe à la Région, d’autres risquent de faire faillite sans le soutien financier de l’état. Ces difficultés devraient avoir des conséquences sur l’économie ultramarine, où le taux de chômage est élevé. De même, les PIB des départements d’Outre-mer sont tous inférieurs à 75% de la moyenne des PIB par habitant de l’Union européenne, en 2008 (56,8% pour la Guyane, 60,6% pour La Réunion, 67,3% pour la Guadeloupe, 74,9% pour la Martinique).
Céline Tabou
Nos peines
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