À Saint-Denis, la solidarité face à une misère qui s’aggrave 80 ans après la fin du statut colonial
3 août, parDistribution de repas et de vêtements à des pauvres de Saint-Denis
Intervention du président du PCR
18 mars 2019

« C’est un moment décisif, plus important qu’en 1946 ». Rappelant que ce sont des communistes qui prirent l’initiative d’une loi qui abolit le régime colonial et créa le département, Elie Hoarau souligne que les limites de ce texte sont atteintes. Pour régler les problèmes, « la seule solution est d’avoir un projet global qui ne doit pas être fait par la ministre qui vient de France, mais par nous ».
Elie Hoarau souligne que l’occasion d’agir pour faire avancer l’idée d’un projet réunionnais est offerte. « C’est le moment de le faire car le mouvement des gilets jaunes a bousculé le pouvoir ». Sur le plan institutionnel, le chef de l’Etat peut faire autre chose. Le président du Sénat évoque une nouvelle génération de la décentralisation.
« Nous proposons au président de la République la collectivité territoriale. C’est le moment de lui imposer ». C’est la contribution du PCR à « notre grand débat » autour d’un projet réunionnais. L’idée de cette concertation rassemble, « à partir d’un noyau dur, allons à la conquête des autres. Allons agir maintenant, c’est cela les initiatives que les communistes réunionnais doivent prendre. C’est maintenant que nous devons fournir aux Réunionnais une perspective globale pour les 10-15 ans à venir ».
« La loi de 1946 a apporté la sortie de la misère, mais ne permet plus de faire face au chômage, à la pauvreté, au manque de logements. Dépasser la loi de 46, c’est ce que nous proposons : plus de responsabilité avec la collectivité territoriale, plus d’autonomie avec le fonds de développement. C’est maintenant qu’il faut présenter cela à la population.
Pour l’Europe, qu’elle verse les 300 millions dans le fonds de développement ».
« Sur ce programme, nous pouvons avoir des alliés que nous ne soupçonnions pas jusqu’à présent. L’élection européenne est l’occasion d’apporter cette explication. Allons faire ensemble avec ceux qui nous respectent ».
« A deux jours du 73e anniversaire de la loi du 19 mars 1946. Nous avons proposé que le 19 mars soit un jour férié et chômé, Paul Vergès a proposé une loi. Tous les pays sortis du colonialisme célèbrent ce jour. Ils refusent cela à La Réunion, parce que les auteurs de cette loi sont communistes. Nous rendons hommage aux communistes qui ont mené une bataille considérable ».
« La meilleure façon de leur rendre hommage, c’est de faire tout ce que nous pouvons pour ne pas rater l’occasion historique d’avoir une assemblée territoriale avec des pouvoirs élargis, un fonds de développement pour faire avancer le pays. Ensemble, nous œuvrerons au rassemblement des Réunionnais pour bâtir ensemble l’avenir de notre pays ».
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