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19 avril 2025, par

Le président de la République Emmanuel Macron va effectuer à partir du 21 avril un déplacement de cinq jours à Mayotte pour faire le point sur la reconstruction de l’archipel, ravagé par le cyclone Chido, à La Réunion ainsi qu’à Madagascar et à l’île Maurice.
Ce déplacement sera centré sur la stratégie française dans cette partie de l’océan Indien, a expliqué l’Élysée. « Cet espace régional doit s’organiser avec l’ensemble de ses territoires. Il y a un avenir commun à bâtir », a souligné un conseiller du président français, qui assistera au Vème sommet de la Commission de l’océan Indien à Madagascar.
Le chef de l’État est attendu lundi matin à Mayotte, où il avait promis de revenir après son déplacement de décembre, au lendemain du passage du cyclone Chido. « Il avait alors donné des échéances pour le rétablissement de l’eau, des communications, des infrastructures élémentaires et dit qu’il reviendrait pour lancer le temps de la reconstruction », a indiqué un conseiller.
Emmanuel Macron devrait avoir des échanges avec la population, les élus ainsi qu’une séquence dédiée au secteur agricole afin de « voir comment on a réparé et fait en sorte que les séquelles, blessures, fractures révélées par le cyclone sont en voie de résolution », a indiqué l’Élysée.
De son côté, la GPER a récemment adressé au président une lettre ouverte dans laquelle, Jean-Michel Moutama, patron du syndicat, demande que "les politiques publiques puissent être adapté à notre territoire et à l’agriculture réunionnaise pour nous accompagner et nous aider à produire des biens de consommation sains, de qualité en volume et en régularité".
Un projet de loi sur la reconstruction de Mayotte sera « présenté prochainement en conseil des ministres », a également précisé un conseiller, qui n’a pas donné de date mais a rappelé que l’objectif était d’avoir une adoption du texte avant la fin de la session parlementaire à l’été. « Mayotte doit être plus belle demain qu’elle n’a été même avant le cyclone parce qu’il y avait déjà un territoire qui était en pleine fragilité », a souligné l’Élysée.
À La Réunion, département d’outre-mer à la plus forte croissance économique, Emmanuel Macron va aussi échanger les 23 et 24 avril sur les effets du cyclone Garance, qui a fait cinq morts en février et provoqué 180 millions d’euros de dégâts sur l’agriculture locale. Il sera aussi « au côté des Réunionnais » en pleine épidémie de chikungunya qui a fait six morts sur l’île depuis le début de l’année.
Avant son arrivé, plusieurs acteurs, dont l’intersyndicale et la présidente de Région, Huguette Bello, lui ont adressé des lettres ouvertes, afin de l’alerter de l’urgence de la situation économique, sociale et environnementale de l’île.
L’intégration de Mayotte à la Commission de l’océan Indien - qui réunit Madagascar, l’île Maurice, L’Union des Comores, les Seychelles et La Réunion pour la France - sera aussi à l’ordre du jour du sommet de l’organisation, a confirmé l’Élysée. « Mayotte peut avoir un rôle central dans le canal du Mozambique » tout comme la Réunion, qui abrite un important port militaire, est un « hub sur les trajets maritimes », a résumé l’Élysée. Or aux Comores, des manifestants sont contre cette intégration, car "Mayotte est comorienne et le restera à jamais".
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