Les questions du temps présent
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Utiliser nos atouts pour résoudre nos problèmes
19 septembre 2007, par

Grand succès pour l’Assemblée générale de la CGTR Ports et Docks lundi dernier. Plus de 300 travailleurs issus de tous les métiers du port ont participé à cette rencontre. Elle a permis de présenter les propositions du syndicat pour faire du port un acteur essentiel du développement de La Réunion. Des compétences reconnues internationalement, des outils modernes, un riche potentiel : autant d’atouts à valoriser pour faire de Port-Réunion un gisement d’emplois. Cet objectif peut être atteint par une large concertation de tous les acteurs portuaires que la Fédération souhaite voir enfin se mettre en place.
À l’heure des consultations sur la future loi-programme et à l’approche d’une grande réunion sur la logistique de la livraison des containers à La Réunion, la CGTR Ports et Docks a fait part de ses propositions lors de son Assemblée générale lundi. Plus de 300 travailleurs avaient répondu à l’appel : dockers, transitaires, transporteurs et salariés de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Une mobilisation qui souligne la volonté de s’impliquer dans le développement du pays et qui illustre l’urgence d’une concertation de tous les acteurs portuaires afin de débattre de cette question essentielle.
Faire de Port-Réunion un port d’éclatement international pour le développement économique et social durable de La Réunion : c’est autour de ce mot d’ordre que se déclinent les propositions du syndicat. La Réunion est depuis de trop nombreuses années confrontée à une pénurie d’emplois. La CGTR Ports et Docks lutte pour faire de l’outil portuaire un des fers de lance de la bataille contre le chômage. Pour cela, la Fédération propose de valoriser les compétences humaines et des outils modernes, conjugués à un riche potentiel, pour créer des emplois.
Une occasion à ne pas rater
« L’emploi est au centre des préoccupations », rappelle Michel Séraphine, Secrétaire général de la CGTR Ports et Docks, « nous avons des atouts, un nouveau trafic émerge ». Le syndicat souligne que « les ports de Maurice et de Durban en Afrique du Sud arrivent à saturation et ne peuvent plus faire face aux exigences du trafic ». Michel Séraphine précise que les bateaux peuvent attendre plusieurs jours à Port-Louis avant d’être déchargés, ce qui amène les armateurs à se tourner vers La Réunion. « Le moment est venu pour Port-Réunion d’afficher ses ambitions et capter ce trafic afin de devenir un véritable port international d’éclatement, acteur majeur du transbordement dans le Sud-Ouest de l’Océan Indien, avec à la clé le développement de l’île par l’embauche massive de dockers et la création de zones d’activités multiformes dans la zone portuaire ».
Pour cela, la CGTR Ports et Docks propose une large concertation. Dockers, salariés et dirigeants des entreprises portuaires, concessionnaires, État et collectivités : personne ne doit être exclu de ce débat.
Le syndicat met en avant les atouts spécifiques à Port-Réunion. « Nous sommes reconnus comme les meilleurs de la région Océan Indien », constate Michel Séraphine.
L’enjeu du port d’éclatement
« Nous avons aujourd’hui 4 portiques de déchargement. De nouveaux quais seront livrés », poursuit-il. Des hommes et des outils à la pointe de la modernité sont le socle sur lequel Port-Réunion peut s’appuyer pour construire son essor. Il s’agit maintenant de changer l’organisation du travail. Cela passe par un fonctionnement 24 heures sur 24 avec un roulement d’équipes en 3x8, c’est la norme aujourd’hui, et c’est ce qui existe dans les autres ports de la région. Cette réorganisation peut d’ores et déjà créer des emplois.
Cela veut dire aussi mieux gérer l’espace portuaire. Port-Réunion ne doit pas être un espace de stockage de containers vides ou de voitures, mais un lieu de transit des marchandises devant être transbordées ou importées.
Le positionnement de la nouvelle centrale EDF est aussi à revoir, souligne le syndicat. Il « compromet l’extension du port, et son implantation est une aberration ».
Tout cela vise à exploiter pleinement tout le potentiel humain et technique de Port-Réunion afin de générer un nouveau trafic, créateur d’emplois. Le port peut ainsi devenir un port d’éclatement : un lieu où des containers sont transbordés d’un bateau à un autre. « Nous devons aller vers les armateurs, notamment d’Asie et du Moyen-Orient », poursuit Michel Séraphine, « nous devons vendre véritablement notre port, nous avons tout pour réussir ».
Telles sont les propositions de la CGTR Ports et Docks pour faire de Port-Réunion un gisement d’emplois.
Manuel Marchal
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