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10 août, parRapprochement entre le groupe mauricien IBL et Caillé Grande Distribution
Visite de Jean-Paul Delevoye
21 mai 2015

Le second sujet abordé par le PCR lors de sa conférence de presse de ce 20 mai est la venue les 21 et 22 mai de Jean-Paul Delevoye à La Réunion. C’est le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Le PCR propose que le CESE puisse mener trois études sur La Réunion : impact de la suppression du quota sucrier en 2017, impact de l’application des accords de partenariat économique et situation sociale.
Lors de la conférence de presse tenue hier par le PCR, Maurice Gironcel a présenté le second sujet d’actualité : la visite à La Réunion de Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) les 21 et 22 mai. Le président du CESE a marqué la vie politique française, il a été président de l’Association des maires de France, ministre de réforme des collectivités territoriales et de la fonction publique, rappelle Maurice Gironcel. Quand l’Association des maires de La Réunion (AMDR) était présidée par Roland Robert, Maurice Gironcel a eu l’occasion de travailler avec Jean-Paul Delevoye, alors président de l’AMF.
« Nous souhaitons le sensibiliser à la situation sociale de La Réunion, car il connaît La Réunion ».
La première visite de Jean-Paul Delevoye est consacrée au laboratoire R’Canne, fleuron de la recherche de la filière canne réunionnaise. Maurice Gironcel rappelle que « le président de la République a pris des engagements à Bois-Rouge en août 2014. D’autres ministres sont venus, mais rien de nouveau si ce n’est que dire que la parole du président de la République sera respectée ». La demande d’autorisation de versement d’une aide supplémentaire de 38 millions d’euros à compter de 2017, date de la fin du quota et du prix garanti pour le sucre réunionnais, n’a toujours pas été transmise à Bruxelles, selon la Commissaire européenne qui a séjourné récemment dans notre île.
Le PCR pense que le président du CESE peut actionner un certain nombre de leviers.
Il lit aussi les statistiques de l’INSEE, qui disent que La Réunion a une situation sociale hors-norme.
C’est pourquoi le PCR propose au CESE de mener 3 études distinctes.
La première porterait sur l’étude d’impact sur la fin des quotas et des prix garantis sur la filière canne en 2017, sur les plans économique, social et environnemental. Près de 23000 personnes sont concernées, les planteurs, les ouvriers, les transporteurs, les livreurs, les dockers. 23 communes concernées par la plantation de canne, et tout transite dans la 24e, souligne le secrétaire général du PCR.
La seconde étude concernerait l’impact sur La Réunion de l’application des accords de partenariat économique. « La Réunion n’a pas été associée à la signature des APE », ajoute Maurice Gironcel, « l’accord aura des conséquences inévitables sur l’économie de notre pays, et en particulier dans l’agriculture ».
La troisième étude ciblerait sur les inégalités à La Réunion, la sur-rémunération et le coût de la vie.
Maurice Gironcel proposera à la prochaine séance plénière du Conseil départemental une motion pour que l’assemblée se saisisse de ces demandes, car elles relèvent des compétences du Département.
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