« Accord de libre-échange entre L’Union européenne, les Comores, Maurice, Madagascar et les Seychelles : graves conséquences pour les Réunionnais pas consultés »
7 juin, par10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
Création de 60.000 emplois en pleine crise, et sans opposition
2 avril 2010

Alors que Didier Robert est à Paris pour tenter de démanteler le tram-train, un partenariat public-privé, la presse apprend la signature prochaine d’un PPP de plus de 7 milliards d’euros en France pour la construction d’une ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux. Il ne viendrait pas à l’idée d’un président de Région de demander la suppression de ce chantier, surtout en pleine crise.
Le contrat devrait être signé avant l’été entre Réseau ferré de France (RFF) et Vinci, associé à la Caisse des dépôts et Axa. Un contrat de 7,2 milliards d’euros, pour un prolongement de ligne qui devrait attirer à terme 19 à 20 millions de passagers par an. Après cette annonce, l’action Vinci a bondi à l’ouverture de la Bourse de Paris.
Si les TGV Sud-Ouest descendent jusqu’à Toulouse et même au-delà, ils ne roulaient jusqu’à présent à grande vitesse que jusqu’à Tours. Ce nouveau tronçon TGV de quelque 300 km, qui devrait être mis en service à l’horizon 2016, mettra Bordeaux à 2h05 de Paris.
Et cette infrastructure constitue un maillon supplémentaire de la future Ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA).
Le contrat pour cette nouvelle ligne est donc attribué — et c’est une première dans l’histoire du TGV — sous la forme d’une concession, comme pour les autoroutes. Le consortium emmené par Vinci devra construire la ligne, en financer la moitié et l’exploiter pendant une durée qui pourrait dépasser 35 ans.
La part publique (50% des 7,2 milliards d’euros) sera pour moitié prise en charge par 58 collectivités locales, et pour moitié par l’Etat.
Bouygues, Eiffage et Vinci sont également intéressés par la construction de la nouvelle ligne Le Mans-Rennes (182 km), estimée à 3,4 milliards d’euros, et du contournement de Nîmes et Montpellier (80 km, 1,6 milliard d’euros).
Ces trois projets sont les plus avancés du programme de construction de 2.000 km de lignes qui doit être lancé d’ici à 2020, conformément à la loi Grenelle 1 adoptée dans la foulée du Grenelle de l’Environnement.
10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
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