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4 juin, parNos peines
Campagne en France
27 avril 2012, par

A chaque jour suffit sa peine, le candidat socialiste organise des meetings dans les quatre coins de la France pour appeler les électeurs à voter pour lui et mettre fin à la politique « dévastatrice » de Nicolas Sarkozy.
François Hollande a reçu mercredi 25 avril un soutien inattendu de la part de dirigeants européens, qui s’accordent avec lui pour discuter d’une nouvelle stratégie de croissance. L’appel lancé par le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, pour la rédaction d’un "pacte de croissance" renforce la proposition de renégociation du pacte budgétaire européen de François Hollande.
La déclaration de Mario Draghi arrive au moment où François Hollande propose qu’« au lendemain du scrutin, si j’en ai reçu mandat, j’adresserai un mémorandum aux chefs d’État sur la renégociation du traité » européen sur les finances publiques. Ce traité budgétaire a été signé en mars après avoir été négocié sous l’égide d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, celui-ci met en place une stricte discipline budgétaire, dont le but est de mettre un terme à la crise de la dette en zone euro.
Le candidat socialiste plaide en faveur d’une renégociation de ce texte, afin de lui adjoindre un programme de croissance. « Le sérieux budgétaire, oui, l’austérité à vie, non », a-t-il clamé.
En plein second tour de l’élection, la main tendue du président de la Banque centrale européenne est une « satisfaction ». Car dans la suite de ses propos, Mario Draghi a expliqué que « nous avons un pacte budgétaire (...), nous devons revenir en arrière et en faire un pacte de croissance ».
Pour François Hollande, la politique économique européenne est claire, il propose la « création d’euro-bonds (obligations européennes), non pas pour mutualiser les dettes, mais pour financer des projets industriels d’infrastructures », de « libérer davantage de possibilités de financement de la Banque européenne d’investissement » (BEI), la « création d’une taxe sur les transactions financières » et la mobilisation des « reliquats des fonds structurels européens aujourd’hui inutilisés pour accompagner des projets ».
François Hollande n’a pas été reçu depuis des semaines par les dirigeants conservateurs européens, principalement la chancelière allemande Angela Merkel. Ces derniers ont refusé de le recevoir avant l’élection à cause de son opposition au traité budgétaire. Mais le candidat compte bien, s’il est élu, avoir des « discussions fermes, mais amicales » avec Angela Merkel.
Céline Tabou
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