MEDEF Réunion : projet réunionnais centre du débat de la présidentielle à La Réunion
3 septembre, parUn manifeste construit à La Réunion
Débat des candidats aux législatives dans la 7e circonscription
27 mai 2022, par

François Valéama, candidat du PCR aux législatives dans la 7e circonscription, a participé hier avec ses concurrents au débat télévisé de Réunion Première. Il a souligné l’importance de réunir la Conférence territoriale élargie aux forces vives, afin que les Réunionnais définissent un projet pour les 30 à 40 prochaines années. A l’Assemblée nationale en tant que député, François Valéama portera « la voix des Réunionnais ».
Interrogé d’abord sur la place du PCR dans l’échiquier politique, François Valéama a tout d’abord rappelé que le PCR était un parti créé depuis 63 ans, « 63 ans d’indépendance ». En cas d’élection comme député, il rejoindra le groupe du PCF à l’Assemblée nationale, au sein de la NUPES.
François Valéama a souligné l’impact du changement climatique sur le tourisme. De Saint-Gilles à Saint-Louis, le niveau de la mer montera. Tout est remis en cause. Il propose de valoriser le tourisme intérieur. Le candidat du PCR propose de se tourner vers les Réunionnais, qui peuvent soutenir le développement du tourisme à La Réunion.
Au sujet de la lutte contre la vie chère, François Valéma a rappelé la proposition de suppression de l’octroi de mer. C’est en effet un impôt injuste, payé par tous au même niveau quel que soit le revenu.
Il a également comparé la situation de La Réunion à celle d’un autre territoire insulaire de la République, la Corse, qui bénéficie de « 100 % de la continuité territoriale » alors que La Réunion n’a que d’une fraction de cette dotation. Si les Réunionnais bénéficiaient du même soutien que les Corses en termes de continuité territoriale, alors le coût du fret pourrait baisser, ce qui devrait faire diminuer les prix et donner du pouvoir d’achat aux Réunionnais.
Le candidat du PCR a également rappelé l’importance d’aller vers l’autosuffisance alimentaire. Il a souligné l’existence de plusieurs milliers d’hectares de terres en friche. « 2500 hectares permettraient de produire 40.000 tonnes de riz par an », a-t-il souligné. « Produisons ce que nous consommons » : un moyen de gagner du pouvoir d’achat.
Dans le domaine institutionnel, François Valéama s’inscrit dans le combat du PCR pour l’autonomie. « Nous sommes capables de vivre avec ce que l’on fabrique », a ajouté le candidat communiste.
Pour la feuille de route, François Valéama rappelle la proposition du PCR : une Conférence territoriale, pour discuter réellement de tous les problèmes, ouverte aux forces vives de la population. Ainsi les Réunionnais auront une instance de concertation. Quant au degré de responsabilité, François Valéama a souligné que « nous voulons pouvoir disposer de nous-mêmes mais l’amendement Virapoullé nous bloque ». Cet amendement à la Constitution empêche les Réunionnais d’adapter les lois votées à Paris.
« Comment pouvoir décider entre nous ? Nous devons nous mettre autour de la table et créer notre outil qui nous permettra de développer le pays pour 30 à 40 ans », souligna-t-il.
Alors qu’une question demandant aux candidats « combien gagne un député » était posée, François Valéama a rappelé la nécessité de revenir sur l’essentiel. N’est-ce pas ce genre de polémique qui éloigne les Réunionnais de la politique ? Il a insisté sur l’importance de l’héritage laissé par un visionnaire, Paul Vergès. François Valéama se situe dans les pas de l’ancien dirigeant du PCR.
L’essentiel est dans l’action qui sera menée pour défendre les intérêts des Réunionnais, a-t-il dit en substance. A Paris, « anou nou va décider, pas bann la ».
En conclusion, il a tout d’abord salué le combat de sa suppléante Chloé Hoareau. « Il ne suffit pas de coucher un programme sur un papier. Nous avons le devoir de nous retrouver, la conférence territoriale nous permettra de discuter de ce dont nous avons besoin et préparer les 30 ans à venir ».
« Le 12 juin, donner la possibilité à François Valéama et Chloé Hoarau de porter la voix des Réunionnais », conclut-il.
M.M.
Un manifeste construit à La Réunion
Mézami zot i koné laba dann bannzil Caraïbe néna in pti zil i apèl Bonaire é pti zil la l’apré lité pou défann son lanvironeman. Mèm étan koloni (…)
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