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Pas de statu quo
26 janvier 2010, par

Dimanche dernier, à une large majorité, les électeurs de la Guyane et de la Martinique se sont prononcés pour une nouvelle gouvernance dans leurs territoires. Ils ont accepté la proposition d’une fusion de la Région et du Département. Dans deux ans, trente ans après la première élection du Conseil régional, ce sera le retour au régime de l’assemblée unique, si une loi votée à Paris va dans le sens du résultat de la consultation de dimanche. Après Mayotte, ce sera donc au tour de la Guyane et de la Martinique d’être une collectivité regroupant les compétences de la Région et du Département.
« Approuvez-vous la création d’une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au Département et à la Région, tout en demeurant régie par l’article 73 de la Constitution », à cette question, le "oui" l’a emporté en Guyane avec 57,48% des suffrages exprimées, tout comme en Martinique où le score est de 68,3% de oui.
Dès hier matin, l’Élysée a réagi à ce résultat. Dans un communiqué diffusé à 9 heures, le Président de la République « se réjouit du choix des Guyanais et des Martiniquais d’être désormais régis, dans le cadre de l’article 73, par une collectivité unique exerçant les compétences du Conseil général et du Conseil régional ». « Le Chef de l’Etat souhaite saluer ce choix, qui place la Guyane et la Martinique en avance sur la Métropole, allant un pas plus loin que la réforme des collectivités locales actuellement en examen au Parlement », ajoute le communiqué. Il précise également que la ministre de l’Outre-mer devra « procéder, après les élections régionales, aux premières consultations des élus de ces territoires puis de proposer une loi au Parlement avant la fin de cette année ».
Ce communiqué du Président de la République dit clairement que le chef de l’État « se réjouit » du choix de l’assemblée unique.
Cette prise de position est à comparer à celle de Jean-Paul Virapoullé, qui pas plus tard que le 5 janvier dernier dans "France Antilles" déclarait ceci : « En effet après sa victoire en 1981, François Mitterrand remercie les forces qui l’ont soutenu dans les DOM et propose de créer une assemblée unique assortie de pouvoirs importants. Cette assemblée unique devait servir de noyau dur pour le futur état indépendant martiniquais, guyanais, réunionnais et guadeloupéen. Nous avons constitué avec le Sénateur Roger Lise, avec mon frère, le Sénateur Louis Virapoullé, et bien d’autres élus, un "Front du Refus" ».
Après Mayotte pour qui il a été annoncé que le statut de département allait s’accompagner par la création d’une collectivité ayant les compétences de la Région et du Département, c’est au tour de la Guyane et de la Martinique de se diriger vers cette nouvelle gouvernance. Cela démontre combien l’argumentation qui a servi de fonds de commerce électorale à certains ne reposait sur aucune vérité. Le seul résultat a été une perte de temps.
M.M.
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