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Deuil national à Cuba
30 novembre 2016

Les cendres de Fidel Castro, décédé vendredi, reposent au Mémorial José Marti de la Place de la Révolution à la Havane, en attendant leur transfert vers Santiago. Un hommage solennel sera rendu sur cette place ce soir à 19 heures. Partout dans le pays, un peuple est en deuil. Il salue les combats menés par Fidel Castro et souligne la nécessité de poursuivre la lutte. Voici un extrait des témoignages publiés hier par le journal Granma.
« Qu’un homme tel que Fidel ne soit plus parmi nous n’est en rien facile », a affirmé au journal Granma, Placido Nunez, d’Artemisa, un ancien combattant de la Révolution cubaine.
Quant à Maritsa Leyva, une travailleuse de l’entreprise d’aliments Nuevo Exito, à Las Tunas, elle a déclaré avec tristesse : « Du plus profond de mon cœur, je vous le dis, ma douleur est infinie. Dire Fidel, c’est dire Cuba, dire frère, dire le monde. »
Pedro Pascual Rodriguez, un habitant de Biran, a déploré : « Je ne peux pas me sentir bien. Fidel est mort ! Le révolutionnaire à la plus grande capacité organisationnelle que je n’ai jamais connu. Il a réussi à unir les patriotes cubains et à les conduire à la victoire. Ensuite, il a passé sa vie à faire la même chose au niveau international. »
Iraida Martinez Duardo, une professeure retraitée de la province de Las Tunas, a déclaré que cette perte était irréparable, « surtout parce qu’à 90 ans, il conservait la même lucidité et l’esprit qui l’ont toujours caractérisé. Maintenant, il nous revient de poursuivre son œuvre, mais cette journée d’aujourd’hui le peuple cubain ne l’oubliera jamais. Moi, jamais je ne l’oublierai ».
« Ceux qui ont vécu les années avant ce janvier 1959 glorieux, savent ce qu’a signifié de l’avoir comme guide », dit la retraitée d’Artemisa, Vicenta Calderin, visiblement émue. « Le commandant a offert un avenir meilleur aux Cubains, ce qu’il a fait pour le peuple fut sans égal. »
« C’est Fidel qui a conduit la Révolution et a pris des mesures importantes contre l’analphabétisme, en faveur de la santé et de l’éducation. On se souviendra de cette date avec tristesse », a déclaré Manuel Jesus Catala, de Guantanamo, combattant de la Colonne 6 Juan M. Ameijeiras, de l’armée rebelle.
Leonardo Aguilar, un habitant de Guantanamo, âgé de 70 ans, se souvient de Fidel comme de la personnalité de laquelle il a le plus appris depuis sa naissance.
« J’ai participé à la campagne d’alphabétisation, et j’ai répondu présent chaque fois que la Révolution a eu besoin de moi. C’est ainsi que je me suis formé jusqu’à ce jour. Je l’ai vu une fois quand il est venu à Guantanamo. Mais de loin. J’aurais aimé lui serrer la main », a déclaré Aguilar.
Marrero Duvergel, quant à lui a rappelé : « Je suis né à la campagne, et grâce à Fidel et à la Révolution, je suis devenu journaliste. Je lui dois ce que je suis. »
Joaquin Gonzalez, professeur du collège professionnel Ernesto Che Guevara, à Villa Clara, rappelle avec émotion : « C’est la Révolution, guidée par Fidel, qui a opéré ma fille du cerveau dans un hôpital renommé de la capitale, et c’est la Révolution qui aujourd’hui paie un salaire à ma femme Nilda pour prendre soin de notre fille. Cela, je ne pourrai jamais l’oublier. »
« J’ai eu la chance de le connaître enfant, quand nous étions élèves à l’école rurale mixte Numéro15, à proximité de sa maison natale. La manière dont il traitait les autres élèves, ne laissait pas voir qu’il était le fils du principal propriétaire de la région », a déclaré Pascual Rodriguez, un habitant de Biran.
Aujourd’hui, la jeunesse cubaine perd son commandant sur le plan physique, « mais elle le gagnera minute après minute en préservant son immense héritage à tous les niveaux : éthique, moral, patriotique. Observez sa façon d’être sera le miroir devant lequel nous regarder pour devenir meilleurs et plus engagés », a déclaré Lisandra Martinez Acea, employée de banque de Cienfuegos, âgée de 23 ans.
« Que personne ne pense que parce que notre commandant est mort, cette révolution va s’écrouler », a affirmé Armando Peña Garvey, ouvrier à l’entreprise alimentaire La Primada, à Guantanamo. « Au contraire, c’est maintenant que nous allons nous renforcer encore plus, que nous serons plus unis. Nous nous devons d’aller de l’avant, et de démontrer au monde qui sont les Cubains », a-t-il conclu.
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