Ils ont osé le dire

21 janvier 2008

Nicolas Sarkozy, Président de la République :
« Lorsque certains font croire aux Français qu’il serait possible de distribuer du pouvoir d’achat tout de suite, sans travail et sans réformes, je reconnais la démagogie qui a fait tant de mal à notre pays depuis trois décennies. »
Sachant que Sarkozy a commencé sa carrière politique en 1974, que, depuis trente ans, ses amis ont été au pouvoir plus de quinze ans, que le “paquet fiscal” va coûter plus de 15 milliards d’euros par an et qu’il vient de s’augmenter de 140% tout en gardant son salaire de ministre de l’Intérieur... Un connaisseur.

Alain Minc, président du conseil de surveillance du Monde :
« Le Président de la République est un ami proche. Je ne m’en suis jamais caché. Mes positions pendant la campagne n’ont pas empêché le Monde de prendre les siennes. Quant à la ligne éditoriale depuis l’élection, je n’ai pas l’impression de l’avoir influencée ! Si je “sarkozysais” le Monde, qu’aurait-il été sans cela ? Lutte ouvrière ? »
On reconnaît là le sens de la mesure des proches du locataire de l’Élysée.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF :
« Le chef de l’État a démontré dans son discours que le travail était une clé indispensable. »
Des millions de chômeurs et de précaires ne pensent pas autrement...

Christine Lagarde, ministre de l’Économie :
« C’est le patron ! Il a raison ! »
Non ! Elle ne parlait pas là de Sarkozy mais de Fillon. Comme quoi, les sondages...

François Sauvadet, président des députés du Nouveau Centre :
« Nous courons après la croissance avec deux boulets aux pieds. »
Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour lui mettre la corde au cou ?


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus