Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Assemblée plénière du Conseil départemental
28 novembre 2025, par

Dans son intervention en Séance plénière du Département du 26 novembre 2025, Isabelle Erudel, conseillère départementale du Port a insisté sur la nécessaire mobilisation du Département contre le harcèlement scolaire, pour les droits de l’enfant et la lutte contre les violences faites aux femmes, avec prévention renforcée et action collective.
« Je sais que le temps est compté, mais la situation est suffisamment grave. Dans notre 2ᵉ département, les violences faites aux femmes augmentent, le nombre d’Informations Préoccupantes (IP) croît, et malheureusement celui des enfants concernés de moins de 3 ans aussi.
Le mois de novembre est chaque année un moment essentiel pour rappeler trois combats qui, bien qu’ils soient mis à l’honneur ce mois-ci, doivent nous mobiliser chaque jour : la lutte contre le harcèlement scolaire (le 6 novembre), la défense des droits de l’enfant (le 20 novembre), et le refus absolu des violences faites aux femmes (le 25 novembre).
Le harcèlement touche des enfants et des adolescents, parfois très jeunes, et laisse des traces profondes. Le Département agit, notamment avec la mise en place d’un groupe de travail sur le sujet, qui va permettre de renforcer le programme PHARE de l’Éducation nationale. Nous le savons : la lutte contre le harcèlement ne se gagne que collectivement — établissements scolaires, familles, institutions et associations.
Le 20 novembre, nous avons célébré la Journée internationale des droits de l’enfant. Pour un Département, cette date prend un sens particulier, parce que la protection de l’enfance est l’une de ses missions premières. Nous sommes mobilisés pour garantir la sécurité des enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), pour soutenir les assistants familiaux et les professionnels du terrain, pour renforcer la prévention dès la petite enfance, et pour développer des dispositifs adaptés aux jeunes les plus vulnérables.
Je voudrais saluer une initiative de la Maison départementale du Port en partenariat avec la Cité éducative. Mardi 18 novembre, la MD du Port a organisé un séminaire dédié à un enjeu essentiel, sensible et profondément collectif : la prévention et la protection de l’enfance. L’objectif était de se réunir pour mieux se connaître, mieux identifier les partenaires, présenter les actions réalisées et apprendre à coopérer. La sécurité et le bien-être des enfants ne relèvent pas d’un seul service ni d’une seule institution : ils dépendent de notre capacité à travailler ensemble, à croiser nos expertises et à construire des réponses cohérentes, humaines et adaptées. Une réussite qui pourrait être déployée sur d’autres territoires.
Protéger les enfants, ce n’est pas seulement répondre à l’urgence : c’est préparer leur avenir et leur offrir la possibilité de grandir dans la dignité et le respect de leurs droits.
La violence faite aux femmes est une violation des droits humains. C’est une urgence sociale, une urgence de santé publique, une urgence collective. Derrière les chiffres, il y a des vies ; derrière les statistiques, des femmes qui vivent dans la peur, le silence, et des blessures invisibles. Des femmes dont la parole a été trop souvent mise en doute, à qui l’on a parfois demandé de se taire, de minimiser — « lé pas si grave ! » — de comprendre, de pardonner.
Et avant de parler de coups ou de drames, il faut comprendre une chose essentielle : la violence commence souvent bien avant. Elle commence par des mots. La violence des mots, la violence psychologique. Elle est invisible… mais bien réelle, et souvent le début de tout le reste.
Si on veut changer les choses, c’est ici et maintenant que cela se joue : dans nos relations, nos discussions, sur les réseaux sociaux, dans la manière dont on parle aux filles, aux femmes, et aussi dans la manière dont nous acceptons — ou non — qu’on parle à nos amies, sœurs ou camarades. On doit être capables de dire : « Stop. Tu ne peux pas parler comme ça. Tu ne peux pas traiter quelqu’un que tu dis aimer de cette façon. »
Ce jour nous rappelle l’ampleur d’un phénomène qui n’épargne aucun territoire. Là encore, le Département assume une responsabilité majeure : en soutenant les associations d’accompagnement et d’hébergement ; en formant les travailleurs sociaux à repérer, écouter, orienter ; en renforçant les dispositifs d’alerte et de mise à l’abri ; en développant des actions de prévention auprès des jeunes. Notre message est clair : aucune violence n’est acceptable.
Face à ces trois enjeux — le harcèlement, les droits de l’enfant, les violences faites aux femmes — le Département doit continuer à affirmer ses principes : il agit, se dote d’outils, finance, accompagne, innove. Il doit continuer à renforcer ses équipes, soutenir ses partenaires, sensibiliser, former, protéger, et faire de la prévention un pilier de son action publique. Parce que la protection de chacun — et d’abord des plus vulnérables — est le cœur de notre mission. »
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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