Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Régionales
20 mars 2010

Continuer le combat pour aller vers le développement, c’est un enjeu de l’élection de dimanche.
Sarkozy a été élu en 2007. En 3 ans, le gouvernement a entrepris la démolition de toutes les avancés sociales issues des grands combats des travailleurs, syndicats, et associations : l’Aide Médicale Gratuite, l’AMG et la mise en place de la Sécurité sociale.
Aucun secteur n’est épargné : démantèlement du service public, destruction du parcours de santé, réforme dans les universités, mise en danger de l’Education Nationale par la suppression des postes dans l’enseignement et suppression des classes de maternelles, menaces sur la retraite, plus d’emplois-aidés…
Localement cette politique met à terre les plus fragiles, les personnes âgés, les malades, les chômeurs, les jeunes. Plus de 400 000 réunionnais vivent en dessous du seuil de pauvreté et encore plus dirigés vers la commission de surendettement parce que « la vie lé trop cher ».
Si la lutte pour la transparence des prix menée par Agir pou nout tout’ et relayée par les manifestations du COSPAR a permis la création d’une liste dite de produit de première nécessité, cette bataille en faveur du pourvoir d’achat n’a jamais été soutenue dans l’Assemblée Nationale par le parlementaire Didier Robert, notamment pour que l’Observatoire des prix ait les moyens de travailler : régulation les prix et revalorisation des salaires et minima sociaux. Au contraire tout est fait pour monnayer la santé et aggraver la situation et faire exploser les cotisations des mutuelles.
En détournant l’opinion du vrai débat qui informe du désengagement de l’Etat dont il est le plus fidèle représentant envers les collectivités locales ce parlementaire tente de faire oublier qu’il ne fait pas son travail et que l’Etat doit plus de 300 millions d’euros de dettes au Conseil Général qui a la compétence du social.
Est-ce dire qu’il faille seulement dénoncer les manœuvres et attendre que les choses se fassent ?
La stratégie réunionnaise développée par le Président de La Région est de saisir toutes les opportunités qu’offre notre Ile en avance sur les problématiques mondiales : énergétiques, identitaires… et actionner tous les leviers du développement durable au service de la cohésion sociale. En tant que personne responsable et dans le cadre des compétences de la Région, Paul Vergès s’est engagé dans un vaste programme de construction : lycée HQE, école, routes, équipements sportif, culturel, les énergies renouvelables, la recherche médicale...etc Des réalisations dans les 24 communes pour répondre aux besoins de la population mais aussi qui permettent de former et d’embaucher localement des réunionnais.
Cette politique d’aménagements place la Région Réunion en premier rang du palmarès des Régions de France pour ses grands chantiers qui produisent plus de 3000 emplois dans le BTP.
A l’heure où la crise donne le prétexte rêvé au gouvernement pour diminuer encore plus ses financements à destination des collectivités, c’est un grave danger que de faire croire aux électeurs que le protocole de Matignon peut être bidouillé, il sera purement et simplement annulé comme La Rocade, le Zénith, le pôle océan…privant La Réunion de plus de 4 000 autres emplois.
La dynamique économique doit se poursuivre, alors que l’Airbus A 380 a décollé de Gillot, les travaux d’agrandissement de l’aéroport, de la MCUR, du tram-train, de la route du littoral, la construction des radiers et ponts garantissent des emplois durables pour une Ile qui souffre de plus de 125 000 chômeurs.
Ces infrastructures sont indispensables au désenclavement routier et aérien de l’Ile et sont les fers de lance d’une politique touristique ambitieuse et génératrice de plus de 10 000 emplois supplémentaires.
Le plein emploi est donc une réponse digne à l’urgence sociale ce qui amène les forces de l’alliance à innover encore en travaillant à la création du GIP pour la création d’un service aide à la personne et d’un service environnement pouvant employer jusqu’à 40 000 personnes.
En ce 19 mars 2010, jour anniversaire de la loi « Raymond Vergès-Léon de Lepervenche », il est important de se rappeler la date du 19 mars 1946. Avec le 20 décembre 1848, c’est la deuxième date la plus importante de notre histoire.
Au sortir de la guerre, en 1945, nos parents ont connu la misère, la maladie, la pénurie alimentaire. Il fallait en sortir. Raymond VERGES et LEON de LEPERVENCHE ont réuni des gens de bonne volonté dans le CRADS. Ils avaient un projet politique : abolir la colonisation et créer le Département de La Réunion. L’objectif était d’obtenir l’alignement des Droits sociaux en vigueur en France. La loi fut votée le 19 mars et l’article 2 prévoyait qu’au 1 er janvier 1947, toutes les lois devaient être appliquées. Pour notre droit, Il a fallu se battre 60 ans.
L’égalité sociale est acquise. Mais, pas le Développement. C’est notre combat actuel : le développement durable et la responsabilité dans notre pays ; Paul Vergès a déjà tracé la voie, il faut continuer. Pour cela, il faut voter l’Alliance, dimanche.
Andréa G.
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