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par le Dr Raymond Vergès

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"L’avenir de notre île ne peut passer que par un projet global de développement durable"

Conférence territoriale de l’Action Politique

samedi 3 décembre 2022


La Conférence Territoriale de l’Action Publique s’est tenue ce vendredi 2 décembre, à l’hôtel de Région, sous la présidence d’Huguette Bello. A cette occasion Maurice Gironcel, Président de la communauté d’agglomération Intercommunale du Nord de la Réunion (Cinor), Président de l’Association des Communes et Collectivités d’Outre-Mer (ACCDOM) et Maire de Sainte-Suzanne est intervenu. Retrouvez ci-dessous son intervention complète.


Madame la Présidente de la Région Réunion,
Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Madame la Maire de Saint-Denis,
Mesdames, Messieurs les présidents d’EPCI,
Mesdames, Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs en vos grades et qualités

Madame la Présidente, c’est avec un grand plaisir que je siège ce matin au sein de cette conférence territoriale de l’action publique.

Je profite de cette CTAP pour saluer vos propos lors de votre audition publique par la délégation sénatoriale qui mène actuellement une étude sur l’évolution institutionnelle outre-mer.

En effet, Madame la Présidente, chers collègues, l’avenir de notre île ne peut passer que par un projet global de développement durable, coconstruit et partagé par tous.

Les sujets qui nous réunissent ce matin en font bien évidemment parti mais nous devons aller plus loin aussi bien sur le fonds que sur la forme.

Vous connaissez ma position et celle du Parti Communiste Réunionnais et cette avec satisfaction que j’accueille votre volonté de réunir cette conférence territoriale dès le début de l’année prochaine sur le projet global et en y associant toutes les forces vives de notre pays (les syndicats, les associations, les fédérations, …) afin de répondre au mieux aux attentes de notre population et garantir la cohérence de nos actions respectives. Il en va de notre responsabilité individuelle et collective.

Ce travail collectif passe également par une relation de respect et de confiance.
Là aussi il va nous falloir apprendre à travailler ensemble, il va falloir sans cesse réajuster, échanger, partager, s’écouter, s’entendre et croiser nos efforts et nos ressources.

La question du futur programme FEDER FSE 2021-2027 en est un des exemples. Tout d’abord je tiens à féliciter la Région Réunion pour ce plan adopté par la commission européenne et qui constitue le plus important de France en termes de volume financier.
Cependant, malgré les réunions techniques et l’installation prochaine du comité de suivi nous aurions souhaité plus d’échanges politiques bien en amont de sa validation.

J’en parle car ce nouveau FEDER pèse inévitablement sur le Plan Régional des déchets et le schéma Régional de la Nouvelle Economie.

Sur le plan Régional de Prévention et de Gestion des déchets, nous avons eu plusieurs séquences de travail politiques et techniques et je tiens à remercier Fabrice HOARAU et les services pour leur démarche collaborative.

La CINOR a apporté un certain nombre de remarques. Nous considérons par exemple que l’effort de prévention devrait être élargi aux professionnels. En effet le plan actuel ne prévoit pas d’objectifs quantifié pour les déchets d’activités économiques alors que dans le même temps nous demandons toujours plus d’effort à nos administrés.

Nous souhaitons plus de volontarismes sur les actions en amont et notamment l’éco conception des produits, la durabilité, l’employabilité ou encore la traçabilité du produit mais aussi du déchet généré par les particuliers et les professionnels.

Pour rappel les besoins en installations du PRPGD tendent à répondre aux besoins des collectivités qui représente que 10% du tonnage global des déchets du territoire. Se pose alors la question de la gestion des déchets professionnels qui malgré la mutualisation n’implique pas l’absence d’équipements financés et dédiés aux professionnels.

Sur le volet planification, pour les déchets relevant d’une REP, nous attendons que les éco-organismes soient plus opérationnels. Nos usagers sont trop souvent confrontés à la non reprise du matériel dès l’achat d’un neuf et payent 2 fois. Une première fois lors de l’acquisition du produit avec l’éco taxe et une seconde fois avec la TEOM. Des nouveaux moyens dissuasifs doivent être expérimentés et le volet répressif devrait être davantage actionné.

Enfin, il en va de notre résilience de penser nos équipements et nos investissements par bassin géographique en prenant en compte la réalité de notre territoire. Cela suppose de sortir des ratios habituels et d’accepter d’investir davantage, quitte à être en surcapacité pour assurer et sécuriser le traitement de nos déchets tout en prenant en compte l’augmentation de notre population d’ici à 2044 et les potentiels crises à venir.

Un centre de tri et une UVE pour le bassin nord-est et de même pour le bassin sud et ouest est donc une nécessité. Nous l’avons rappelé à plusieurs reprises et nous y veillerons.

Pour conclure, la CINOR salue une nouvelle fois le travail accompli et pose un certain nombre d’observations dans le débat sur ce plan Régional de prévention et de gestion des déchets de la Réunion.


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