Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
28 mars 2008, par

Il a été question du programme “Réunion 2030 - GERRI” lors de la visite du secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer, sur le campus universitaire au Tampon. « Une sorte de Grenelle de l’Environnement local qui rassemble tous les savoir-faire et connaissances des Réunionnais », selon Yves Jégo. Le ministre a salué l’exemplarité du travail réalisé dans notre île, en matière de développement durable et de maîtrise de l’énergie, et a promis d’apporter tout son soutien à la bonne réalisation de ce programme.
Comme promis, les personnels précaires de l’Education nationale étaient postés devant les grilles du campus Sud bien avant l’arrivée du ministre. Impossible pour ces personnes de pénétrer dans l’enceinte du campus, les forces de l’ordre filtraient les entrées et sorties des usagers. Néanmoins, une motion a pu être remise au sous-préfet de Saint-Pierre, qui a promis de la transmettre au ministre.
Un comité d’accueil attendait donc le ministre aux portes du nouvel amphithéâtre Olympes de Gouges, récemment inauguré, sans le député-maire du Tampon.
Plusieurs projets du programme GERRI, menés par la Faculté des Sciences de l’Homme et de l’Environnement et notamment par le département Sciences du Bâtiment et de l’Environnement, ont été présentés à Yves Jégo.
La Réunion, un modèle à suivre
Les 4 projets présentés par Franck Lucas, responsable du Pôle SEERAB “Systèmes Energétiques et Energies Renouvelables Appliquées au Bâtiment”, ont élu domicile à l’IUT de Saint-Pierre. IUT, site pilote en énergie renouvelable, avec des installations de panneaux photovoltaïques et des éoliennes, et aussi en maîtrise de l’énergie, avec des salles bioclimatiques. Un bâtiment en énergie positive est également en service, ce qui permet de produire plus d’énergie que demande le bâtiment. Ainsi, ce sont 41 MWh qui sont produits en plus des besoins. Le 3ème projet est la réalisation d’une plate-forme expérimentale de recherche, unique dans les DOM. Et enfin, la valorisation des déchets liquides ou solides est aussi au programme grâce au séchage solaire et à la méthanisation.
Cette Faculté est donc orientée sur des formations professionnalisantes, et porteuses pour l’avenir. Il est envisagé « d’implanter une école d’ingénieur à court terme, d’ici 2009, mais pour cela, le soutien des pouvoirs publics est essentiel », a souligné Franck Lucas à la conclusion de sa présentation. Le projet sera soumis au mois de mai prochain à la CTI (Commission des Titres d’Ingénieur). Le soutien du secrétaire d’Etat a été demandé sur ce projet, mais pas seulement, pour que notre île poursuive dans cette dynamique nouvelle.
« Le coup de pouce de l’Etat est acquis »
Impressionné par les avancées de La Réunion dans le domaine, Yves Jégo a rappelé la nécessité de travailler, et notamment dans le secteur de la recherche, pour la suivie de notre planète. « Le projet Réunion 2030 possède tous les ingrédients de ce qu’il faut faire en matière de développement durable et de maîtrise de l’énergie. Il faut faire que ce projet soit un programme exemplaire à exporter partout dans le monde », a déclaré le ministre. Selon ce dernier, c’est un espoir formidable pour le développement “écolonomique” de l’île, car cela ouvre de nombreuses perspectives. « Beaucoup d’emplois et d’entreprises peuvent être créés avec ce projet Réunion 2030 ». Mais il faudra, bien entendu, créer les conditions pour favoriser la réalisation de ce projet. Sur ce dernier point, « la fiscalité verte est une possibilité pour favoriser ceux qui choisissent des produits vertueux ». Des perspectives de développement de l’enseignement supérieur également, « il faut vendre le savoir-faire réunionnais », a dit le ministre. Des formations reconnues sur le marché du travail et en adéquation avec le projet Réunion 2030 existent déjà, mais leur nombre reste trop faible. L’acceptation du projet de création de l’école d’ingénieur sera une grande avancée dans ce domaine.
A côté de ce programme GERRI - Réunion 2030, et de tous ces projets visant à protéger notre planète, chaque citoyen peut faire un geste pour aller dans ce sens, c’est aujourd’hui un devoir.
Sophie Périabe
Yves Jégo a dit :
« Je vais demander à Madame la maire de Saint-Paul que sa ville soit une “éco-police”, une sorte de ville écologique et lieu d’expérimentation pour des projets écologiques. Il y en aura une cinquantaine en tout sur le territoire, et Saint-Paul sera la seule ville d’Outre-mer ».
« Concernant la Loi programme, nous allons veiller que les crédits octroyés, notamment pour la mobilité, soient mieux utilisés de manière efficace. Et un des projets sera de décentraliser les écrits et oraux des concours d’accès à la fonction publique et aux grandes écoles. Il est plus facile (ndlr - et moins cher) de déplacer un jury que tous les candidats ».
SP
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