Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Premier tour de l’élection présidentielle
23 avril 2012

Les ultramarins ont donc, dans leur ensemble, choisi la voie du changement. C’est l’aspiration pour une nouvelle politique, pour un nouveau contrat entre l’Outre-mer et la France.
C’est en outre la première fois sous la Vème République qu’un président sortant n’est pas devant au soir du premier tour.
A La Réunion, en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à Wallis et Futuna, les électrices et les électeurs se sont massivement prononcés pour François Hollande, avec des taux variant de 57% pour la Guadeloupe à 42,61% pour la Guyane.
En Polynésie, Calédonie, Saint-Barthélémy et Saint-Martin, les électrices et les électeurs ont préféré de loin Nicolas Sarkozy. Pour les deux premiers, il convient de noter le poids des « amis de longue date » de l’UMP. Quant à Saint-Barthélémy et Saint-Martin, ces îles accueillent une population dont le profil économique est sans commune mesure avec celui que connaissent les autres régions monodépartementales comme la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion.
Le vote sanction contre le Président sortant Nicolas Sarkozy est donc plus qu’avéré.
Toutes les promesses non tenues depuis 2007 lui ont coûté cher. Les Etats généraux de l’Outre-mer n’ont jamais pu apporter les réponses concrètes. Les efforts de communication n’ont jamais pu effacer l’amer goût de la réalité : celle de peuples dont la souffrance et la désespérance sont immenses.
Les ultramarins ont donc, dans leur ensemble, choisi la voie du changement. C’est l’aspiration pour une nouvelle politique, pour un nouveau contrat entre l’Outre-mer et la France.
Le gros score de François Hollande en Guadeloupe s’explique par le fait que l’un des rédacteurs du projet pour l’Outre-mer est Victorin Lurel, le président socialiste du Conseil régional.
Outre-mer, sauf La Réunion et Mayotte, ce sont 228.206 électrices et électeurs qui se sont portés sur François Hollande.
La Réunion a apporté en ce premier tour un nombre de suffrages considérable, presque tout autant que tout l’Outre-mer.
Avec François Hollande, les ultramarins ont donc choisi de faire confiance à la gauche et de nouer avec le Parti socialiste un nouveau contrat.
A l’image de celui que le futur président de la République, François Hollande, a passé avec La Réunion.
Pour que La Réunion, l’Outre-mer, puissent — enfin — emprunter la voie d’un développement responsable, durable et solidaire, il convient donc d’amplifier le vote de dimanche. Il reste donc à amplifier cette « vague rose ». Avec un premier rendez-vous le 1er mai et un autre le 6 mai. Un rendez-vous crucial, le rendez-vous de la dernière chance pour sortir définitivement du non-développement, des inégalités, et de la marche vers l’implosion ou l’explosion sociale.
Nos peines
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