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Réforme des retraites
16 septembre 2010, par

Malgré les appels lancés à Didier Robert, député de la majorité, à ne pas voter cette réforme, le président de la Région a décidé de s’allier à ces confrères UMP pour adopter ce texte de loi.
Le vote final sur le texte réformant l’âge de départ à la retraite a eu lieu mercredi 15 septembre à l’Assemblée nationale, dans un climat tendu. Sous tension, et après les protestations de la gauche lors de la clôture précipitée dans la matinée des explications de vote personnel de cinq minutes chacune. L’Assemblée nationale a voté pour la réforme des retraites, qui va être examinée au Sénat le 1er octobre.
Interruption de séance par Bernard Accoyer
Peu avant 10h, le président de l’Assemblée nationale a décidé de suspendre la séance après 62h de débat. Tollé des députés de la gauche, dont les députés socialistes qui appellent à la démission de Bernard Accoyer « d’une fonction qu’il a trahie ». « Aujourd’hui, nous ne reconnaissons plus l’autorité d’un président qui viole de sang-froid les règles qu’il a lui-même fait adopter », déclarent certains députés PS.
« Ce comportement indigne se produit dans un contexte de crise de la démocratie française où le pouvoir et la majorité ne respectent plus aucune de nos institutions républicaines, ni les droits de l’Homme, ni l’indépendance de la justice, ni la liberté de la presse, ni la souveraineté des représentants du peuple », estiment-ils.
Accusé de « forfaiture » après avoir levé d’autorité la séance sur la réforme des retraites, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, a déclaré à la reprise à 15h : « Je ne laisserai pas, au travers de petites manœuvres, l’obstruction qui est paralysante et dévalorisante pour notre Parlement se réinstaller ».
Pendant les débats houleux, des milliers de salariés et militants syndicaux se sont réunis mercredi 15 à la mi-journée, Place de la Concorde face à l’Assemblée nationale, pour appeler les députés à ne pas voter la réforme.
La réforme des retraites votée
En vain, le texte a été adopté par 329 voix contre 233. Celui-ci prévoit donc le relèvement de l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans, et celui de la retraite à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres cotisés, de 65 à 67 ans.
Habillés de leurs écharpes tricolores d’élus, les groupes PS et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre ce projet de loi, que le Sénat examinera dès le 1er octobre. Face à eux, les députés de l’UMP et du Nouveau centre ont adopté la réforme, notamment la mesure phare du projet gouvernemental.
Le scrutin public, publié sur le site de l’Assemblée nationale, mercredi 15 septembre, en fin de session, montre le vote “pour” de Didier Robert, membre du bureau politique de l’UMP, et député de la majorité au pouvoir. Ce dernier n’a pas souhaité désavouer son gouvernement en votant contre. Bien que les Réunionnais lui aient demandé à maintes reprises, et notamment lors de la manifestation du 7 septembre à Saint-Denis et Saint-Pierre, de ne pas voter cette réforme injuste pour les Réunionnais de tout âge.
Céline Tabou
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