La CTAP pour régler la précarité
27 juillet, parCrise des PEC à La Réunion
Mobilisation des maires
10 août 2012, par

La rentrée scolaire est fixée au 16 août prochain. C’est dans six jours, mais par manque de moyen, elle ne pourra pas avoir lieu dans les écoles maternelles et élémentaires. Le nombre de contrats-aidés co-financés par l’État est en effet insuffisant pour garantir un niveau minimal d’hygiène et de sécurité. 23 maires sur 24 ont posé le problème, une quasi-unanimité suffisamment rare pour être soulignée.
À huit jours de la rentrée scolaire, l’Association des maires a posé mercredi un problème. Pour ce second semestre, le nombre de contrats subventionnés par l’État et attribués aux communes est insuffisant. Même en redéployant au maximum vers les écoles, les conditions d’hygiène et de sécurité ne seront pas suffisantes pour que la rentrée scolaire puisse se dérouler dans de bonnes conditions.
Ce n’est pas la première fois que les maires posent ce problème. Chaque année, c’est la bataille pour que l’État donne les moyens aux communes d’assurer cette mission que le pouvoir central leur a transférée depuis la décentralisation. Mais cette fois-ci, la situation est intenable. La rentrée est donc reportée.
Position commune
Cette annonce est venue mercredi au terme d’une réunion de l’Association des maires. Elle s’est conclue sur une décision : le report de la rentrée scolaire prévue le 16 août. 23 maires sur 24, soit la quasi-totalité, appliqueront cette décision. Cette quasi-unanimité est suffisamment rare pour être soulignée.
Elle montre que sur des sujets cruciaux, des élus de différents bords politiques sont capables de s’entendre sur une position commune pour donner la force nécessaire à leur revendication.
Cette dernière concerne le service public d’éducation qui forme la jeunesse, c’est-à-dire l’avenir du pays. Et cette jeunesse a droit à des conditions minimales d’encadrement pour que la rentrée puisse se passer dans des conditions décentes.
Réunion cet après-midi
Cette prise de position a déjà une première conséquence. Une réunion doit se tenir cet après-midi avec le représentant de l’État. Il ne reste que huit jours pour sortir de l’impasse.
À La Réunion, les maires sont unanimes pour réussir la rentrée. Gageons que cette convergence puisse aplanir les difficultés qui empêchent aujourd’hui d’atteindre cet objectif. L’ancien gouvernement avait poussé à l’utilisation d’un maximum de contrats avant les élections. Cet héritage ne doit pas pénaliser les Réunionnais.
M.M.
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