Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Face à la crise post-électorale sans fin à Paris
8 octobre 2025, par

Plus d’un an après des élections législatives anticipées ayant laissé la France sans majorité claire, la paralysie politique à Paris plonge La Réunion dans une situation critique. L’incapacité des partis à former un gouvernement d’union nationale faisant barrage à l’extrême droite, comme ce fut le cas après-guerre, a des répercussions directes et douloureuses sur la vie des Réunionnais, exposant au grand jour les limites d’un système encore trop centralisé.Face à ce constat d’impuissance, la nécessité d’une nouvelle gouvernance pour La Réunion s’impose avec une acuité renforcée. La crise actuelle souligne l’extrême urgence de construire un plan réunionnais de développement, conçu par et pour les Réunionnais. Cela permettrait à notre pays de ne plus subir les conséquences des errements des partis en France et de prendre en main les défis qui sont les siens
En France, la crise post-électorale suite à la défaite de la mouvance présidentielle et de l’extrême droite aux législatives anticipées dure depuis plus d’un an. Ce pays n’a plus de gouvernement ni de budget. Les partis français n’ont pas été capables de s’entendre sur un gouvernement d’union nationale faisant barrage au parti d’extrême droite raciste et négationniste (RN). Ce qui fut possible au lendemain de la victoire sur le nazisme et ses alliés français qui fondèrent ensuite le FN, précurseur du RN n’a pas été de nouveau réalisé, en raison du sectarisme partisan.
Cette paralysie du pouvoir central a des effets dévastateurs dans notre pays. Dans un système où d’importantes décisions, notamment budgétaires et d’investissement, dépendent de Paris en raison d’une décentralisation insuffisante, La Réunion se retrouve en état d’immobilisme. Les dossiers cruciaux pour le quotidien des habitants sont bloqués.
Les graves pénuries d’emplois et de logements, la vie chère et le développement des infrastructures restent sans réponse concrète. Les décisions nécessaires pour y faire face ne se prennent tout simplement pas. Ce blocage illustre la manifestation ultime d’un système néocolonial à bout de souffle, où l’avenir de l’île est suspendu aux querelles politiques françaises, sans égard pour nos urgences.
Face à ce constat d’impuissance, la nécessité d’une nouvelle gouvernance pour La Réunion s’impose avec une acuité renforcée. La crise actuelle souligne l’extrême urgence de construire un plan réunionnais de développement, conçu par et pour les Réunionnais. Dans ce nouveau système, les Réunionnais, forts de leur légitimité et de leur connaissance du terrain, deviendraient les seules responsables de la mise en œuvre de ce projet de société. Le rôle de Paris se limiterait alors à un accompagnement financier et institutionnel, respectueux des choix stratégiques opérés ici. Cette évolution est une prise de responsabilité nécessaire pour sortir de la dépendance et de l’immobilisme.
C’est la condition pour que La Réunion puisse enfin bâtir son avenir sur des bases saines et stables, à l’abri des tempêtes politiques parisiennes. Cela permettrait à notre pays de ne plus subir les conséquences des errements des partis en France et de prendre en main les défis qui sont les siens. Le temps n’est plus à l’attente, mais à l’action et à la responsabilité.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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Messages
8 octobre 2025, 19:02, par Arthur
Devant ce triste constat qui confirme la situation économique et donc sociale aussi d’ici, je trouve que pour redonner espoir, de belles perspectives surtout pour les jeunes diplômés ou encore en formation qu’il faut, je sais que ce n’est pas facile, même en ces temps de promesses qui approchent. J’espère de tout coeur que le projet de train local sera remis sur les rail. reliant les communes de Ste Rose à St Joseph pour changer de terminus, électrique cette fois, avec le transport des marchandises, le fret comme on dit aussi, les nuits et les personnes les jours, qu’ils soient des employés, des ouvriers des patrons, des élus (vous en voyez souvent dans les bus, cars jaunes, roses et autres ? Moi, jamais ! Hélas. Loins de nos quotidiennes problématiques. A bord d’un train, on peut faire tout ce qui est prohibé au volant, comme : téléphoner, boire, manger, jouer, dormir, écouter de la musique, lire et même marcher, ce qui est recommandé pour avoir une bonne santé. Nous verrons bien combien de temps cela prendra pour le voir, le prendre, circuler sans pollution etc. Arthur, bonne fin de semaine et espoir pour demander, action, réaction !