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"Il faut partager les efforts"
20 mars 2025, par

La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a affirmé qu’« un monde de travail en paix », « quand on parle de cohésion sociale », était celui dans lequel « tout le monde contribuait à la hauteur de ses moyens ».
Invitée le 18 mars sur BFM/RMC, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a indiqué que pour « apporter des réponses concrètes » aux besoins de financements de la France, elle a appelé à taxer « les plus aisés », dont les « efforts » en matière fiscale « ne sont pas à la hauteur ».
« Je ne suis pas l’adepte de la taxation et des impôts pour tous, tout le temps, mais il faut partager les efforts et les efforts aujourd’hui des plus aisés ne sont pas à la hauteur de ce qu’ils peuvent apporter à la cohésion sociale », a-t-elle estimé ce mercredi sur BFM/RMC.
Concernant une taxation exceptionnelle sur les plus hauts revenus, la syndicaliste a assuré avoir déjà « fait plein de propositions sur ce que pourrait une réforme fiscale (...) avec une réforme sur les impôts de succession par exemple ».
« Comment on peut faire contribuer tout le monde avec une progressivité importante ? Comment on améliore la taxation des revenus du capital à la même hauteur que les revenus du travail ? », interroge-t-elle.
Marylise Léon a rappelé s’être associée à une proposition adoptée à l’Assemblée nationale « pour taxer de façon plus juste les personnes les plus aisées ».
Selon elle, il s’agirait de « taxer à hauteur de 2% » tous ceux « qui ont de mémoire 100 millions d’euros de patrimoine ». Soit « 1800 contribuables » selon elle, dont la taxation de leur patrimoine « permettrait d’apporter 20 milliards d’euros ».
Adopté le 12 février dernier, le texte est porté par les élues écologistes Eva Sas et Clémentine Autain. Ce texte vise à instaurer au 1er janvier 2026 un impôt plancher sur la fortune (IPF) de 2% sur le patrimoine des « ultra-riches ».
Si l’addition de tous les impôts et prélèvements dont ils s’acquittent déjà n’est pas égale à au moins 2% de leur patrimoine, ils devront payer la différence. Mais la différence majeure avec l’ancien impôt sur le revenu (ISF) est que les biens professionnels ne seraient pas exonérés.
La secrétaire générale de la CFDT a affirmé qu’« un monde de travail en paix », « quand on parle de cohésion sociale », était celui dans lequel « tout le monde contribuait à la hauteur de ses moyens ».
Elle a par ailleurs rappelé avoir « proposé depuis des mois » d’organiser « une conférence des finances publiques », dont elle aurait discuté la semaine dernière avec le ministre de l’Économie Eric Lombard.
« Le budget 2026 est en train de se préparer, il faut pouvoir tout mettre sur la table et quand on a un président de la République qui nous dit : “tout est ouvert, il va falloir faire des réformes courageuses mais on n’augmente pas les impôts”, là aussi la règle du jeu n’est pas tenable », a-t-elle conclu.
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