Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Vers une situation de plus en plus explosive à La Réunion
13 février 2013

Quand Paul Vergès dit que 2013 sera pire que 2012, des grands élus PS se taisent ou font la promotion de la précarité (contrats d’avenir, etc.) à payer toujours plus en pourcentage sur les fonds communaux… donc les impôts (directs et indirects) des Réunionnais.
De nouvelles économies dans les dépenses publiques sont « indispensables » pour tenir les objectifs 2013. C’est ce qu’a déclaré le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, ce mardi 12 février lors de la présentation du rapport annuel de l’institution.
La « priorité absolue » doit dorénavant être donnée aux économies pour maîtriser les dépenses publiques, après trois années de hausses d’impôts « massives », a-t-il ajouté. Le président de la Cour des comptes demande également au gouvernement de « préciser » les mesures pour y parvenir.
Déficit : la Cour ne croit pas à l’objectif du gouvernement…
Autre mauvaise nouvelle pour le gouvernement, Didier Migaud estime que l’objectif de ramener le déficit à 3% du PIB (Produit intérieur brut) « n’a que peu de chances d’être atteint », car il repose sur des prévisions économiques « trop favorables ».
Il y a un « risque que le déficit de l’ensemble des administrations publiques se révèle un peu plus élevé que prévu », explique Didier Migaud, à cause d’une mauvaise conjoncture qui a pu entraîner de moins bonnes recettes qu’attendu.
Dans sa réponse écrite à la Cour, le gouvernement « maintient ses objectifs », en expliquant que la prévision de croissance de 0,8% « sera réévaluée » au printemps. « Les incertitudes sont toujours nombreuses », ont fait valoir le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, et son ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac.
… mais salue un « effort considérable et sans précédent »
Le premier président de la Cour des comptes a toutefois salué l’effort structurel de réduction des déficits pour 2013, c’est-à-dire ce qui ne dépend pas de la conjoncture. Il s’agit d’un « effort considérable et même sans précédent ».
Les hausses d’impôts et économies programmées représentent 38 milliards d’euros, un montant « jamais réalisé dans l’histoire récente de notre pays », a souligné Didier Migaud. Selon lui, « à condition de réaliser concrètement cet effort, la France serait en mesure de tenir ses engagements en termes de déficit et d’efforts structurels ».
Didier Migaud agacé par les hausses d’impôt
Le président de la Cour a regretté que l’ancienne majorité de droite et l’actuel exécutif socialiste mettent ainsi l’accent sur les hausses d’impôts pour réduire les déficits. Cela entraîne, selon lui, « une complexification et une instabilité de notre système fiscal très préjudiciable aux entreprises et aux investisseurs ».
Didier Migaud demande donc au gouvernement de préciser les mesures prévues pour réaliser des économies. « La priorité absolue ne peut qu’être d’amplifier les efforts déjà engagés de maîtrise des dépenses dans l’ensemble des administrations publiques, État, Sécurité sociale, agences diverses et collectivités territoriales ». Le gouvernement doit mettre en œuvre de « nouvelles et importantes économies » au cours de l’année, conclut Didier Migaud.
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