Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Virapoullé préfère Chirac à Sarkozy
24 août 2004

En France, l’UMP se prépare à élire son nouveau président en remplacement d’Alain Juppé, démissionnaire. Nicolas Sarkozy, qui a pour objectif d’être présent à la présidentielle de 2007, pense pouvoir atteindre ce but en prenant la direction du parti majoritaire.
Comme l’exigent les règles de fonctionnement internes à l’UMP, il a obtenu plusieurs milliers de parrainages lui permettant ainsi de postuler le poste de président du mouvement.
Parmi les amis les plus fidèles de Jacques Chirac - auquel Sarkozy sera vraisemblablement opposé dans la course à l’Élysée -, nombreux sont ceux qui se rallient à ce dernier.
La plupart d’entre eux estiment qu’il n’est pas dans l’intérêt de l’UMP qu’un combat frontal ait lieu au plus haut niveau du parti. Ils pensent que cette bataille ferait un gagnant et un perdant ainsi que de nombreux frustrés.
Le seul obstacle qu’ils opposent à Nicolas Sarkozy sur sa route est un choix : ou la présidence de l’UMP ou le ministère de l’Économie. Choix cornélien pour le potentiel concurrent de Jacques Chirac.
En effet, les prévisions de croissance économique en France sont favorables et elles peuvent permettre au ministre de l’Économie de faire étalage de ses qualités de bon gestionnaire et de bon économiste. De plus, quitter Bercy reviendrait à abandonner les moyens importants de communication, de déplacement qu’offre le poste. Ce qui pour un futur candidat à l’Élysée constituerait un handicap
Dans un contexte aussi favorable à Nicolas Sarkozy, le positionnement d’un Jean-Paul Virapoullé apparaît comme un couac. Interrogé dans le cadre des “Matinales” de Radio-Réunion hier matin, le sénateur-maire de Saint-André a déclaré qu’entre les deux candidats potentiels à la présidentielle, ses préférences vont à Jacques Chirac.
Il a dressé un portrait élogieux du président de la République et a même affirmé qu’il détient la solution au problème de la réforme du règlement sucrier européen. Tout en reconnaissant que Nicolas Sarkozy est "un homme de talent", il n’a pas manqué de l’égratigner au passage.
Au regard de récentes prises de position de Jean-Paul Virapoullé, sa déclaration d’hier matin détonne. En effet, au lendemain des élections régionales, il a accusé Brigitte Girardin - ancienne membre du cabinet de Jacques Chirac - d’être la responsable de la défaite de la droite outre-mer et il a demandé son exclusion du gouvernement.
Il a aussi été celui qui a présenté à François Bayrou la Réunionnaise qui a été retenue pour être seconde sur la liste de l’UDF aux européennes dans la circonscription de l’Outre-mer. En effet, il a décidé de faire revivre la Relève pour se distinguer de l’UMP.
C’est bien parce qu’il était suspecté de travailler en sous-main contre le président de la République que Jean-Paul Virapoullé a cru nécessaire de déclarer publiquement sa flamme pour Jacques Chirac. Il espère, sans doute faire oublier un récent passé fait de critiques, de réserves et de coups bas.
Les mauvaises langues ajoutent que d’ici peu le gouvernement procédera à une nouvelle répartition des quotas de pêche de légine. Le sénateur-maire de Saint-André a-t-il jugé que flatter le président de la République pouvait être un bon moyen d’arranger ses affaires et d’arracher une bonne quote-part de légine ?
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture