Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Échéances municipales 2007
28 septembre 2004

Les socialistes Jean-Claude Fruteau, conseiller général et député européen, et Philippe Leconstant, conseiller général de Saint-Benoît, s’expriment sur la situation politique.
Pour Jean-Claude Fruteau, conseiller général de Saint-Benoît et député européen (socialiste), le maire Bertho Audifax mène une politique buissonnière, sans aucune réalisation sur le terrain ... invendable donc sur le long terme.
"Après 3 ans de mandature, le maire présente ce qu’il va faire. On se croirait à la campagne 2001. J’ai envie de dire : Bertho, tu es élu !", déclare Jean-Claude Fruteau. L’ancien maire de Saint-Benoît revient inévitablement sur les réalisations communales depuis 2001. "Force est de constater que rien n’a été fait", déclare-t-il, tout en ne manquant pas de rappeler les réalisations effectuées lors de ses 18 années de mandature.
Depuis 2001, "rien ou presque rien" n’a été fait en matière de logements en faveur des plus démunis. "Tout reste au plan du projet", indique Jean-Claude Fruteau, qui reconnaît cependant toute la responsabilité de l’État en matière de logements. Du moins, faut-il que la ligne budgétaire unique pour le logement soit utilisée à bon escient.
Philippe Leconstant, conseiller général et municipal de Saint-Benoît (PS), explique que le fonctionnement de la mairie coûte 77% du budget. Reste donc seulement 23% pour l’investissement, "un des plus faibles taux d’investissement sur l’île", précise-t-il. Et de poursuivre "Saint-Benoît n’avance plus".
Si ! La municipalité a brillé par son projet mitigé de "prison d’un nouveau genre", un centre éducatif fermé qui devrait accueillir 12 jeunes multirécidivistes. "Nous avons dénoncé ce projet au Conseil municipal. La réaction des habitants de Sainte-Anne montre que beaucoup s’interrogent", déclare Philippe Leconstant.
Le débat est en effet proposé à la population... quand le projet est bouclé.
Des atteintes à la liberté d’expression sont dénoncées. Quelques sympathisants socialistes ont été victimes de pressions de tous genres, allant jusqu’au licenciement abusif. Des méthodes qui ne sont pas viables. En mars 2004, le tribunal administratif donnait tort à la mairie de Saint-Benoît pour une affaire de licenciement illégal. Le maire décide de faire appel, "tout en sachant que c’est perdu d’avance", déclare Jean-Claude Fruteau.
Les Bénédictins ne sont pas dupes. Déjà, aux dernières échéances électorales, ils avaient fait planer un sérieux doute sur la reconduction du mandat de leur actuel maire UMP. La course aux municipales est ouverte.
Bbj
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