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Au Tampon, l’UMP battu dans la commune de Didier Robert
29 mars 2011, par

Premier adjoint au maire, Didier Robert n’est pas parvenu à éviter la déroute de l’UMP dans sa commune. Il avait pourtant pris la direction de la campagne de l’UMP. Mais Didier Robert a surtout fait connaître à l’UMP, sa plus grande défaite au Tampon avec à peine 30% des suffrages exprimés en la faveur de ses ’amis’.
La réserve supposée de voix pour l’UMP, Le Tampon ne l’a plus. C’est une confirmation du premier tour des cantonales. Ainsi, dans le canton de Tampon 4, l’UMP a depuis 2004 perdu pas moins de 2.779 voix au premier tour et 1.576 voix au second tour. Au premier tour 2004, Maryse Mussard avait récolté 2.468 voix (41,44%) contre 1.255 voix (21,33%) pour Fernand Sibie au premier tour, le 20 mars 2011. Au second tour 2004, Maryse Mussard avait récolté 2.544 voix (38,82%) contre 1.970 voix (31,08%) pour Fernand Sibie au second tour du 27 mars 2011.
La défaite de l’UMP
Didier Robert a fait perdre à l’UMP au Tampon la confiance des sympathisants et militants. En pleine déroute à La Réunion, comme en France, le parti du gouvernement a eu un revers difficile à cacher. Au lendemain des résultats de l’élection cantonale, Nicolas Sarkozy a réuni tous les cadres de ce parti afin de resserrer les rangs et notamment faire face à la débandade que vit l’UMP, dirigé par Nicolas Sarkozy en France, et Didier Robert à La Réunion.
Comme l’ont expliqué les journalistes de "Marianne2.fr", Philippe Cohen et Gérald Andrieu « en prenant la tête de l’UMP (...), Nicolas Sarkozy a mis en place une machine univoque, une véritable cour ». Force est de constater que la déroute en France a des points communs avec la débâcle à La Réunion. Didier Robert a, à coup de communication, mis en place une direction locale « qui va mal » (déclaration de Margie Sudre) et qui ne parvient plus à convaincre, ni mobiliser : à L’Étang-Salé, l’UMP a perdu 443 voix, et 374 voix à Cilaos.
À treize mois de la présidentielle, le parti de Didier Robert a été déchu, et paye le prix de la politique de casse sociale de Nicolas Sarkozy, majoritairement rejetée en France et à La Réunion.
Céline Tabou
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