Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Avant et après annonce du nouveau gouvernement
27 décembre 2024, par

« Je refuse de participer à un gouvernement de la France formé avec l’aval de Marine Le Pen », avait déclaré Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France divers droite, avait réagi sur le réseau X. Cette remarque a révélé au grand jour les manigances entre les macronistes et l’extrême droite.
Contrairement aux déclarations de François Bayrou, qui attestait que son gouvernement est « un collectif d’expérience pour réconcilier et renouer la confiance avec tous les Français », celui-ci s’apparente plus à un gouvernement de droite dure dont le but est de continuer, voix d’accentuer la casse sociale engagée par les précédents gouvernements.
Unanimité pour ce nouveau gouvernement des partis politique du centre à l’extrême droite, avec toutefois une épée de Damoclès tenue par le président du groupe « Droite républicaine » Laurent Wauquiez, qui prévient que « nos votes se décideront texte par texte. Si le cap de redressement du pays n’est pas clair, nous ne nous interdisons pas de retirer notre soutien ».
A gauche, les différentes composantes du Nouveau Front populaire dénoncent. « Un gouvernement rempli de gens désavoués dans les urnes et qui ont contribué à couler notre pays… avec le soutien de Marine Le Pen et du RN », pour la présidente du groupe « La France insoumise », Mathilde Panot. Selon elle, « de gouvernement n’a qu’un seul avenir : la censure ».
Pour le député PS, Aurélien Rousseau « nous, sociodémocrates, « nous battons pour construire un chemin de responsabilité collective. Ce soir, c’est un signal grave qui est envoyé ». De son côté, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, a estimé que c’est « une goutte de dignité dans cet océan de médiocrité ».
Pour la cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, « il est de notoriété publique que nous ne partageons pas les mêmes orientations politiques avec Xavier Bertrand dont je siège dans l’opposition à la région Hauts-de-France… Mais il est un sujet sur lequel nous nous sommes toujours retrouvés : le barrage républicain »,
Suite à l’annonce officielle du gouvernement, Léa Balage, députée de Paris et porte-parole des Ecologistes, est invitée sur franceinfo, elle y déclare que « c’est un peu le gouvernement de Marine Le Pen. Pour l’Etat de droit, ce duo entre Bruno Retailleau et Gérald Darmanin, c’est un peu inquiétant ».
« Ce n’est pas un gouvernement c’est une provocation. La droite extrême au pouvoir sous la surveillance de l’extrême droite », a considéré de son côté le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. Provocation, un mot qui revient dans d’autres réactions venues du NFP : « c’est un gouvernement de provocation » a aussi, écrit Sandrine Rousseau (Ecologiste et social) sur X. « Recyclage et provocation, ça va mal finir », a estimé Elsa Faucillon (Gauche démocrate et républicaine).
A la lecture de la liste des ministres, le ,communiste Fabien Roussel a dénoncé « un 4e gouvernement toujours inspiré par Emmanuel Macron, par les LR, par le RN et avec Valls en prime ». « Un jour sans fin. On est loin du nouveau monde ! », a-t-il ajouté.
Nos peines
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